Le Weather Festival: un week-end sous techno au Bourget

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Weather Festival, le décollage dans une autre dimension

Doux jésus, cette fois le Weather Festival ne nous a pas raté! L’année dernière on avait pu se plaindre de la chaleur excessive et du manque d’eau qui fut plus qu’hallucinant, mais le week-end dernier nous avons vécu l’un des évènements techno de l’année, et on en pleure encore. Faisons un petit retour sur ce festival qui nous a tous envoyé dans l’espace.

Arrivé à 16h à la station du Bourget, on décide d’éviter les navettes et on se dirige plein d’entrain pour une petite randonnée de 20 minutes en direction du festival. On redoute d’avance la queue d’entrée pour atteindre le festoch, mais non, une organisation au top, on s’infiltre dans l’entre des ténèbres en l’espace de quelques minutes, un vrai bonheur. Cependant petit bémol pour les fouilles. Certes nous sommes au Bourget, mais là on avait l’impression de passer la douane pour aller aux States; interdiction aux déodorants et parfums…sérieusement? Bon on oublie rapidement son parfum à 80 euros dans la poubelle et on passe notre route.

Le site gigantesque du Parc des expositions du Bourget laisse tout le monde bouche bée. La foule est entourée du Musée de l’air et de l’espace, elle danse frénétiquement les bras tendus vers le ciel encerclée par des avions de lignes et de chasses, un canadair, des fusées et on peut même apercevoir au loin l’Air Force One, normal! Bref un lieu magique qui nous fait vibrer d’avance.

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Le soleil est de la partie, on décide de rester dehors avec les deux scènes printemps/été. On commence l’apéro weather avec le trio Roumain de plus en plus connus en France, j’ai nommé RPR Soundsystem qui ont réussis à adapter la micro-house en la rendant groovy et dansante, que du bonheur. Après deux heures de danse, on décide finalement de se rendre au vestiaire pour y laisser nos fidèles sacs à dos. Festival de l’endettement avec 6 € le casier + 10 € la consigne, et si tu perds la clef c’est ta merde. Et pour ce qui est de l’alcool, tu payes ton demi à 5€, une petite larme de Grolsch coulait le long de ma joue à chaque nouveau verre.

Retour à la scène printemps pour le coucher de soleil avec le set de Ricardo Villalobos. Alors autant vous dire que l’équipe d’Open Minded est partagée. Entre fascination et déception, à chacun sa critique. Mais on sait tous que les français adorent détester Villalobos. On ressent tout de même une petite faim après tous ces efforts. Mais là nouveau petit problème, il y a que 8 foods trucks pour environ 27.000 personnes, pas évident d’obtenir sa barquette de frites.

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La nuit est tombée, on se dirige enfin vers la scène hiver pour le set d’Adam Beyer qui fut grandiose. À peine le temps de terminer qu’on file déjà à la scène automne pour voir le fameux Ben Klock, comme d’habitude il nous envoie une techno énervée. On relève un léger hic avec le son sur les scènes indoors qui était plutôt limité. Forcément écouter Chris Liebing et Len Faki sans les bass qui suivent derrière gâche un peu notre plaisir et c’est bien dommage.

On se dirige vers 4h à la scène été pour la révélation de la weather avec Margaret Dygas qui a enflammé le parc des expositions, un caviar auditif. La pluie a pointé le bout de son nez mais les plus chauds sont restés taper des pieds sur les scènes outdoors et c’était beau! Un grand bravo pour les nombreux points d’eau, aucun souci pour remplir sa bouteille et tout le monde en a bien profité, de l’eau à foison ça fait toujours plaisir.

On part passer un petit moment avec notre bon vieux Marcel Dettmann. Le génie a du couper son set durant 40 minutes à cause d’un drôle de garçon qui était probablement sur Jupiter ou Mars. Le petit malin a en effet décidé de monter au plafond à l’aide des structures métalliques de la scène d’automne. Le staff a du couper le son et le récupérer avec une grue…bien joué gros on te remercie.

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Bref on va assister au lever du soleil accompagné d’un set de folie que nous offre Seth Troxler avec un petit remix de The sun can’t compare, on pouvait pas rêver mieux. Et enfin tout le monde se rejoint pour finir avec Derrick May sous les rayons du soleil, ce fut utopique.

Mention spécial au Camion Bazar avec le dj Romain play, ou la contre soirée de l’année. Ils ont réussi à ambiancer tout le monde avec en bonus le départ du Air Force One qui a décollé juste à côté de nous au petit matin, une image qu’on oubliera pas!

Bref un grand GRAND merci à la Weather qui nous a offert l’évènement électro de l’année. Nos corps sont fatigués mais personne ne le regrette. Un décor magique, une programmation unique, une ambiance festive et une organisation au top! On se demande comment il est encore possible d’apprécier une soirée sur Paris après ça. La prochaine édition est attendue avec impatience.

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