L’album du jour : Metropolis de Night Crawler

Night Crawler

Night Crawler vous accueille dans son studio à Metropolis.

Oyé oyé, jeunes lectrices et jeunes lecteurs ! Vous vous en êtes sans doute rendus compte en surfant sur la foultitude d’articles d’Opn, depuis un peu plus d’un mois, un jeune groupe de pirates s’est installé sur la section musicale du blog pour distiller quelques pépites musicales plus ou moins intelligentes. Ce jalon d’essai visant à éduquer vos tympans passe désormais la vitesse supérieure pour partir sur des semaines thématiques. Et oui ! Quoi de mieux qu’un fil conducteur pour se balader dans sa discothèque ? Certains la rangent en ordre alphabétique, d’autres par genres et les plus zélés le font par ordre autobiographique.

On vous déjà mis au courant de ce qui se tramait dans les sombres tréfonds d’OPN dans lesquels 10TPW s’est installé depuis quelques temps déjà. Cette semaine fait focus sur la synthwave. Genre musical né du cinéma et des restes des années 80 avec des pères fondateurs mythiques comme Carpenter pour ne citer que lui. La touche des mâitres s’est modifiée pour devenir un véritable genre musical autour duquel une communautée s’est formée : visuels, vêtements et peut être mode de vie pour les plus zélés.

On continue ce voyage en DeLorean surpixelisée avec Night Crawler et son album Metropolis.

metropolis - night crawler

À l’heure où nous venions de prendre possession de la cave d’OPN pour distiller des choix musicaux plus ou moins intelligents, j’avais déjà évoqué la synthwave au travers de l’album post-apocalyptique de Lazerhawk : Skull & Shark (). Pillier de ce qu’est devenu ce genre musical, Lazerhawk dressait le portrait d’une humanité sur la fin pendant que Dave Rapoza s’occupait du comic qui s’en rapprochait.

Cette ambiance plus que sombre, on la retrouve avec plaisir dans Metropolis. Plus qu’un album, Night Crawler signe là une véritable histoire sonore qui s’ouvre sur un bilan assez sympathique de la fin du monde causée par une guerre similaire à celle de l’argenterie de Schwarzy : des bombes partout et pas un frigo pour s’abriter. La douce voix d’un mec qui fume un paquet par jour depuis son 4ème anniversaire nous met bien au courant avant que des synthés ne viennent nous recueillir pour nous emmener dans cet ultime bastion : Metropolis.

Année 3015. L’humanité a été victime de sa propre cruauté. La lutte pour le pouvoir et les guerres naissent un peu partout, suite à la pénurie d’eau et d’énergies fossiles. La troisième guerre mondiale éclata. Personne ne remporta la guerre et l’humanité  fût la grande perdante de cet apocalypse nucléaire. Une seule ville survit à cette catastrophe. Les derniers survivants de cette tragédie s’y sont réfugiés.

Nous y voilà, vaste ville aux allures de New York 97 ou de Los Angeles 2013 dans laquelle ses concitoyens semblent avoir oublié ce que vivre signifiait. Vice se ferait un plaisir de réaliser un bel article sur la vie dans cette cité soit dit en passant.

Dès les premières secondes de l’album, on est au courant du pourquoi on a mis l’album dans la catégorie synthwave : les touches des synthés ont du être plus qu’usées pour la réalisation de cette bande-originale. Dès Dystopia, on est accueilli par ces sonorités analogiques issues des OberHeim, Moog et autres Jupiter. Un délire sur lequel on surfe pour mieux plonger dans la suite de l’album. Megaforce réveille nos rêves d’enfants avec une histoire d’équipe de super-héros se battant à coups de synthés surpuissants avant une de ces interludes dont les artistes de synthwave ont le secret. On retrouve non sans bonheur Road Blaster tiré de l’EP du même nom. Track hommage à un jeu vidéo que les jeunes – ces pauv’ cons – n’ont sans doute jamais entendu parler avant une interlude avec une voix à 30cts la minutes. Le reste de l’histoire aura tout pour finir de vous happer entre deux câbles avant de venir vous saisir avec Genesis sur lequel Dana Jean Phoenix fera chavirer les adolescents que nous sommes restés. C’est ensuite au tour de Simøne de faire son apparition sur un feat histoire de montrer que Night Crawler n’est pas sans reste et maîtrise lui aussi l’art de bien s’entourer. On s’achève sur un de ces bonus track qui nous laisse penser que nous sommes dans l’exclu, un Broken Dreams qui soulève une question toute con : n’était-ce qu’un rêve ? Vous avez le temps…

night crawler

Nighty (de son p’tit nom) n’en est pas à son coup d’essai et réalise là un album brut de synthwave dans lequel pleuvent les références culturelles et peut être musicales – je ne suis pas assez cuistre pour valider ça – qui a été masterisé par Monsieur Vincenzo Salvia. Un choix qui vient confirmer la puissance de l’album.

OPN & 10TPW ont prévu l’argenterie.

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Résumé des épisodes précédents :

#1 Keenhouse – Civic Transit
#2 Night Crawler – Metropolis
#3 Coming soon.