L’album du jour j’ai nommé Chicago de Efdemin

Efdemin - Chicago

La musique. Depuis les premiers instants de notre humanité jusqu’à nos dernières conneries, elle a toujours été là. D’abord classique sans la moindre explication et, aujourd’hui, vue comme à la pointe de la technologie et pour laquelle certains ne sont pas encore prêts, il ne se passe pas un jour sans que l’on ne soit exposé à elle. Synchronisée pour coller à une pub ou simplement diffusée pleine balle par ce voisin qui ferait mieux de revoir sa culture, elle est là. Mais, chez Open Minded, on frappe le voisin et on emmerde la pub pour se tourner vers des artistes qui méritent d’être connus. Voila donc un album, un artiste, un choix parmi tant d’autre qu’on aurait pu faire, une option qui sera notre album pour la journée. De quoi lutter face aux conneries de la SNCF, de la RATP et de toutes ces autres erreurs que notre monde refait chaque jour. Bref, aujourd’hui on part avec Chicago de Efdemin

Rangez bien ce nom au chaud dans votre culture musicale car, ce n’est pas un rookie de la house music. Il fait partie du front des labels de la très caractéristique et en pleine montée de reconnaissance deep house de Hamburg. Laid, bébé de Dial, et Smallville sont les maisons de Christopher Rau, Moomin ou Lawrence pour ne citer qu’eux. Efdemin nous livre le deuxième album qui entre dans sa discographie parmi une quinzaine d’autres EP. Tout l’esprit de cet opus, très bien habillé soit dit en passant, est expliqué dès la première piste « Cowbell » avec une voix disant simplement : « Je n’arrive pas à décider avec quelle piste commencer (…) J’espère que t’aimes ce que tu entends« .
Une musique émotionnellement millimétrée, presque électro-acoustique, et un groove binaire. Autant vous le dire, on ne s’en lasse pas. L’avalanche de détails dans cet environnement répétitif est surprenante de beauté grâce à une oscillation entre sonorités acoustiques et rigoureuses nappes de synthétiseurs polyphoniques, le tout rythmé par la Ô grande TR-808 sur fond de conga sauce africaine. Et comme plus belle preuve de la réussite de cet album, je ne saurais choisir un autre morceau que Night Train. Grand paradoxe entre sons sortis du fond des circuits imprimés des synthétiseurs, un piano mélancolique et une basse taillée pour les plus gros clubs. Chicago est un hommage à la windy city, berceau de la house music, et lui montre que même de l’autre coté de l’atlantique des gens s’occupent très bien de faire grandir son bébé.

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