Danny Brown au Trabendo

Danny Brown au trabendo concert paris (1)

Je n’aime pas la trap, mais j’aime Danny Brown.

19h30 ? Ne jamais arriver à un concert à l’heure prévue, le concept est bien connu. Pour peu que la première partie ne te fasse pas baver et que tes potes se perdent dans le tramway, mieux vaut se baser sur 21h; évidemment tu arriveras 30 minutes encore après – fin de la bouteille oblige.

La dernière fois que j’ai mis les pieds dans ce lieu excentré qu’est le Trabendo, c’était pour Tyler The Creator. Autant vous dire que je pensais savoir à quoi m’attendre. Ca m’apprendra vouloir tout prévoir, rien ne c’est passé comme je l’avais prévu (je ne parle pas de la perte du portable et des clopes de ma pote). J’aime aller aux concerts quand je connais mal la discographie des artistes, on en apprend toujours plus en live. Outre quelques sons, je n’aimais Danny Brown que pour sa gueule qui arrive à mettre mal à l’aise les plus prudes – ou pas – et pour son côté kepon-jmen-bas-la-race-elles-sont-belles-mes-chiccos.

A peine arrivés, on s’est fait interpellés par des gars qui alpaguaient le public entrant pour leur faire écouter leur prods sur un iPod, pour faire leur pub. Rien de mieux, les types étaient cools, j’ai télécharger et je vous le fait partager : Union Blak. Bref. Une fois dans la salle, le public te rappelle où t’es et pour quoi/qui t’es là. Ca se matte de la tête aux pieds, normal quand tu viens tu penses à t’habiller en conséquences. Mais c’est cool, j’ai croisé Kanye West version blanc et la copie parfaite d’Iggy Azalea avec 1 mètre de moins.

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En tant que piliers de bar et fumeurs intempestifs de clopes, on a faillit rater l’arrivée de la star du soir qui s’est faite de la manière la plus simple du monde, il fallait être aux aguets. Lunettes et manteau sorti dont ne sait où, Danny Brown est dans la place. Un vrai concert à la ricaine, pas trop de blabla et du peura. Le gars enchaine ses sons sans trop nous laisser le temps de dire « ok ». Là serait peut-être un de mes regrets du soir, ne pas trop capter la différence entre chaque morceaux, sauf quand on reconnait un « Dope Song » qui vient tout faire sauter. Mais comme m’a dit un pote « arrête de croire, le Wu-Tang c’est dépassé, le rap rifain maintenant, c’est comme ça ». Les prods sont bonnes, surtout en live

En fin de compte, Molly n’était pas la meilleure pote de Danny ce soir là; bien qu’on ait eu le droit à sa multitude de rires et à sa langue pendue. J’avais envie de dire à certaines personnes du public « souris, y a pire dans la vie », tellement ils avaient l’air de ne pas comprendre ce qu’il se passait autour d’eux. Quant aux autres, vous avez l’air d’avoir pris votre pied, et c’est tant mieux. Les lumières roses ont mis l’ambiance et pour les boum boum, on a été servis. Grossière erreur de la part de Mr Brown, une fin de concert bâclée qui n’a pas laissé espérer un rappel. Tant pis, bye bye, c’était cool.

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