Un dimanche au Salon du Vintage (Part II)

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Un dimanche au Salon du Vintage : partie II

Marchant encore et toujours sur les pas de Bernard de la Villardière (expert chevelu du reportage de terrain), on s’est rendus au Salon du Vintage. Ni censure visuelle, ni témoignage anonyme : on vous expose tout de ce qu’on y a vu. Pour sa 13 ème édition, le salon avait investi la cité de la mode et du design en partenariat avec le salon TMode et Vinyl’s Back. Plus de 3500 m2 de shopping et une exposition de Didier Ludot rendant hommage à Yves Saint Laurent : le Salon du Vintage était le rendez-vous incontournable du week-end. 

Et voici la deuxième et dernière partie de notre report du Salon du Vintage :

Puis vient le moment où l’on se pose la question du : “Et les hommes dans tout ça ?” Jusque là cela n’avait pas interpellé notre esprit mais l’on doit tout de même avouer que la gente masculine est quelque peu délaissée dans ce salon. Ayant papoté avec Caroline Bigielman, responsable de la Mode Vintage, on lui a demandé son point de vue (tout en lui achetant un sublime trench…). Caroline Bigielman affirme clairement que le vintage pour homme “ça ne marche pas !” et ajoute que “cela ressemble très souvent à du déguisement”. Selon elle, les hommes ont du mal à remixer des pièces vintage mis à part les dandy’s à qui ce look réussi.

Non loin, sur un autre stand, Adrienne Love Vintage ne partage pas le même avis. Pour cette exposante du sud le France, le marché de l’homme est à prendre en compte et confie même avoir un penchant pour le vintage homme. Adrienne Love Vintage aime voir ses clients arriver en couple et s’aider mutuellement à choisir leurs vêtements. Parce que cela représente une contrainte à ses yeux, la jeune femme n’a pas de boutique mais expose dans de nombreux salons. Le vintage, nous dit-elle, est l’alternative à ces vêtements bas de gamme et moches fabriqués en chine. Sans pour autant recommander le vintage en un total look, Adrienne Love Vintage invite à privilégier “les belles choses ayant un vécu”.

adrienne love vintage
adrienne love vintage

adrienne love vintage

A quelques mètres, on a aussi vu des lunettes… pleins de lunettes ! Les yeux qui brillent, on cherche donc à rencontrer le responsable du stand. On lui demande d’où provient cette collection incroyable de lunettes vintage. Question à laquelle il répond confus : “ Can you speak in english please? ” Aucun souci ! Des interviews en anglais, on en fait tous les jours… (à prendre au second degrès bien sûr). Notre interlocuteur est en réalité le propriétaire de la boutique Optical Vintage à Milan. Il dispose de plus d’une cinquantaine de marques. Beaucoup de ses lunettes ont été chinées à travers le monde et notamment à Londres et en Inde. Pour choisir les lunettes, ce milanais marche au coup de coeur. Nouvelle monture, nouveaux verres et changement de matériau : les lunettes passent parfois par la case relooking. Il y en a en tout cas pour tous les goûts.

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Optical Vintage
Optical Vintage

Optical Vintage

Dans le même espace, le salon Tmode fêtait sa décennie. Tmode réunit les créateurs de mode et d’accessoires depuis déjà 10 ans; offrant au passage une visibilité aux jeunes talents. On se devait d’y faire un tour. Et en faisant le tour, on constate que deux créatrices de bijoux se démarquent très largement des autres…

La première, Shirley Dom, a créé une marque de bijoux éponyme il y a bientôt 3 ans. Son univers à mi-chemin entre le rock et l’ethnique mixe les genres dans une approche peu conventionnelle du bijoux. Colliers plastron, sautoirs, bracelets, bagues, boucles d’oreilles et broches : Shirley Dom imagine toutes sortes de bijoux originaux et sophistiqués. Ses créations en métal argenté sont le fruit d’une inspiration débordante. On est conquis !

Shirley Dom  salon du vintage
photo Shirley Dom 1

Et hasard si nos deux coups de coeur se retrouvent l’une à côté de l’autre… On part donc immédiatement à la découverte de Justine Clenquet qui, elle aussi, a créé il y a 3 ans une marque de bijoux éponyme. Propriétaire d’une boutique à roubaix, la jeune créatrice réalise chacune de ses pièces elle-même dans son atelier. Justine Clenquet est influencée par l’univers des brocantes et l’esprit rétro vintage de ses créations en témoigne. La jeune créatrice a déjà une clientèle bien implantée au Japon et en Chine. L’hexagone commence aussi à suivre Justine Clenquet…

 Justine Clenquet salon du vintage
 Justine Clenquet salon du vintage

La 13 ème édition du Salon du Vintage a été l’occasion de se rendre compte que le vintage etait une culture à part entière. On y a vu de très belles choses, des pièces aussi rares qu’exceptionnelles, au point de se demander comment les propriétaires pouvaient s’en séparer. L’échange était également au rendez-vous; les exposants sont parvenus à nous transmettre leur passion. On regrette tout de même que les hommes ne puissent pas jouir de ces stands tout autant que les femmes. En espérant que la gente masculine trouve également sa place au Salon du Vintage, on décide d’ores et déjà de rempiler pour la 14 ème édition.

Sarata