L’eurovision ? Moi j’aime bien ??

Ça donne envie...
Ça donne envie…

Et oui, peu d’entres vous ont pu y échapper ! Les JT, le net, facebook, twitter et tous les autres réseaux sociaux se sont tournés vers Malmö. Cette petite bourgade de 300 000 habitants du sud de la Suède avait en effet l’honneur de réunir la fine fleur de la musique européenne. Nan, je déconne. Samedi dernier, la ville accueillait les candidats de l’Eurovision pour le multiplex de l’Eurovision.

C’est parti pour 4 heures de direct. 4 heures de bonheur pour certains mais 4h de déchéance musicale pour la majeur partie d’entre nous. Si Mr. Manœuvre avait été présent, il nous aurait sans doute sorti une de ces tirades : « On m’apportait une fenêtre, je sautais ». Le suicide musical, c’est l’expression que je retiens pour parler de ce concours. J’ai eu l’occasion de jeter un coup d’œil à certaines prestations et très sincèrement par moment j’ai perdu pied. Non pas que j’ai zappé, je me suis juste demander d’où pouvait venir les candidats et surtout s’ils méritaient de représenter les pays présents. Ou encore si les pays méritaient d’être représentés par ces personnes.

On ne peut pas parler de l’Eurovision sans parler des duos d’animateurs qui présentent le tout à l’antenne, tantôt drôles puisqu’on se moque d’eux et tantôt affligeants avec des remarques plus que douteuses et des vannes à coucher dehors. Ça fait partie du folklore de la chose.

Les scores...autre moment mythique du contest
Les scores…autre moment mythique du contest

Mais revenons à nos moutons qui bêlent en direct sur je ne sais combien de canaux en même temps. L’eurovision reste avant tout un concours musical ! Et oui, on peut en douter par moment mais le but du jeu est belle est bien de remporter la victoire et de ramener le trophée à la maison pour être accueilli en héros. En France, ça a été le cas cinq fois ! Mais depuis 1977, plus rien…et vu le level des candidats qu’on envoie depuis, la tradition n’est pas prête de changer. Entre les indépendantistes Fatals Picards, le drogué Sebastien Tellier et le plus que douteux Jessy Matador il ne fait pourtant aucun doute qu’on envoie le fleuron de notre armada musicale tricolore…

Cette année, Malmö a donc reçu la crème de la crème (tournée) de la musique européenne et on se devait de vous sortir quelques une des prestations qu’on a eu la joie de regarder.

Vi börjar omedelbart !

En tout premier lieu, petit détour par la Grèce, la crise semble les avoir atteint au plus haut niveau et l’alcool a du couler à flot lors du choix du représentant national… Le grand père aux cheveux longs et sa bande de joyeux lurons terminent malgré tout loin devant la France avec un titre à faire frémir le plus petit défenseur de la loi Evin…

La Roumanie n’est pas en reste avec un représentant tout droit sorti d’une époque aujourd’hui révolue. Ce chanteur d’opéra croisé avec un fan de la série Twilight se pointe sur scène avec un costume gothique digne d’un boss de fin d’un RPG. Malheureusement pour moi, mon rire n’est pas monté aussi haut que sa voix…

Du côté du Royaume-Uni, on reste dans les années 80 avec cette chère Bonnie Tyler. Pas une ride, pas une évolution, totalement out of time… Bien tenté !

S’il fallait terminer cette article comme on aurait pu terminer une dissertation (c’est les partiels en ce moment…) je sortirais sur une pirouette pseudo-politique. Et oui, derrière les paillettes, boules à facettes et autres effets pyrotechniques, l’Eurovision reste un lieu de  prises de position de certains pays ou de leurs candidats et il n’est pas rare que des histoires politiques ait fait irruption au niveau de la distribution des points. Pas de panique cela dit, la France se porte bien et on termine troisième (en partant de la fin ndlr) !

Merci !
Merci !