Electric Guest

Attention LA sensation pop du moment est sur SURL. Encensés par les critiques avec leur premier album Mondo, Asa Taccone et Matthew Compton, qui forment le duo virvoltant d’Electric Guest, ont bien voulu répondre à nos sollicitations durant leur court passage dans l’hexagone. Au menu, des questions existentielles sur l’histoire du groupe, la rencontre avec Danger Mouse, la conception de Mondo mais aussi Michael Jackson et du lait. C’est Asa, le chanteur, qui s’y colle.

_________________

SURL : Pourquoi avoir choisi Electric Guest comme nom de groupe?

Electric Guest: Et bien, quand je me suis fait virer du lycée, je suis allé faire un programme spécial sur la côte Est afin d’améliorer mes résultats. Il y avait 6 jours de cours et un jours de repos. Une poignée de fois, sur nos jours de congé, ils nous ont emmené dans un magasin de doughnuts où j’ai fini par devenir ami avec une vieille femme qui y travaillait. Elle était vraiment étrange, très spirituelle. Une des dernières fois ou je l’ai vu, elle m’a dit « je me souviendrai toujours de toi comme un invité électrique de l’univers (electric guest of the universe en VO). Ça m’est toujours resté depuis.

D’où vient le choix du titre de l’album, Mondo?

Matthew a suggéré que nous devrions l’appeler comme ça parce que le nom de l’animal de compagnie dans le studio de Brian (Burton, aka Danger Mouse) est Mondo et qu’à chaque fois que l’ingénieur du son nous envoyait les chansons remixées, il les rentrait dans Itunes genre « Electric Guest version #E, Mondo ». On a trouvait que ça sonnait bien.

Comment vous avez fait pour rencontrer Danger Mouse?

Quand j’étais au lycée, j’avais pris pour habitude d’appeler mon frère qui vivait alors à Los Angeles et je luis chantais quelques chansons au téléphone. Un jour il me dit « J’ai un ami ici qui fait de la musique, tu devrais jouer avec lui! ». Il m’a passé Brian au téléphone et je lui ai chanté la même chanson. Il a dit qu’il aimait bien et qu’il voulait que je lui envois plus de choses à écouter. Nous sommes restés en contact au fil des mois et un jour il m’a proposé de déménager
dans l’appartement de LA qu’il venait juste de quitter. J’ai donc bougé dans sa chambre et il est en quelque sorte devenu mon mentor avant de me proposer de
produire notre album.

Comment ça fait de travailler avec quelqu’un d’aussi réputé? Le fait de bosser avec lui a t-il influencé votre musique?

Oui je le pense. J’ai conservé toutes les démos de l’album et c’est vraiment marrant d’écouter la version finale et ce qu’on avait fait à la base pour voir ce qui a été conservé et ce qui a été changé.

N’est ce pas un peu risqué d’inclure dans l’album une chanson aussi longue que Troubleman (8min49)?

Oui c’est sur, mais nous n’avions jamais prévu qu’elle deviendrait un single! J’ai été vraiment surpris quand ils ont commencé à la passer en entier sur les radios
de LA. A la base c’était 3 démos différentes qu’on a regroupé en une seule.

Qui a créé la pochette de Mondo?

Jacob Escabado, un artiste vraiment très talentueux de Los Angeles.

Quelles sont vos influences musicales?

On s’inspire de vraiment tout un tas de musiques.

La question la plus chelou jamais posée lors d’une interview?
On nous a demandé une fois si on avait prévu de trainer avec pas mal de meufs pendant la tournée. On ne savait pas vraiment quoi répondre parce qu’on trouvait tous les deux que la question était grossière et vu qu’on mettait du temps le mec était genre « vous êtes en train de me cacher quelques chose les mecs! Je vois ou vous voulez en venir! ». C’était plutôt bizarre.

Si tu pouvais écrire une chanson avec n’importe qui, mort ou vivant, tu choisirai qui?
J’étais un fan absolu de Michael Jackson. J’aurai aimé lui écrire une chanson. J’étais tellement déçu quand j’ai appris son décès, je suis même allé devant l’hôpital tenir la main des autres fans et chanter quelques unes de ses chansons.

Un endroit cool à nous conseiller?
Pour un lieu vraiment sympa, faites un petit détour par Big Sur en Californie. Vraiment magique.

Si ta musique était un plat, lequel serait il?
Hum, du lait. Un mélange de lait et d’orge.

Retrouvez cet article sur Surl Magazine