
Dour Festival Day #2 : La journée la plus pisse
Assises par terre entre deux gros bides à bière pleins de poils, de tatouages et de tee-shirts tête de mort, c’est de là que vous nous écrivons; parce que oui, Dour c’est quelques bons jours de défonce et de musique pour tous, mais c’est avant tout un festival belge donc qui dit belge dit communauté/famille. Les Parisiens que nous sommes parfois dans notre mentalité, finiraient par en oublier la sympathie des mecs à n’importe quelle heure et dans n’importe quel état. Voilà pour la minute ouverture d’esprit !
A part ça, la chaleur a encore régné en ce deuxième jour. Le réveil fut des plus difficiles, mais ça va on est en vie … La course à l’eau et à l’ombre devient notre activité principale mais ça va ! Petit récap’ de ce vendredi avec entre autres les concerts de : Tale of Us, Nas, Paul Kalkbrenner, La Smala, Totally Enormous Extinct Dinosaurs, Kölsh …
* La pire douille
On vous le disait, le besoin de s’asseoir est important voire primordial ! La fatigue du corps nous pousse donc à trouver n’importe quelle barrière pour se reposer les fesses sur le sol. Surprise, quand tu sens que ton tee-shirt se mouille doucement dans le bas de ton dos. On pourrait penser à une VDM pourrie mais là ça passe de se faire pisser dans le dos…
Mais la chance sourit à tout le monde ! Encore une fois, ton corps est au plus bas, on utilisera l’expression « dans le plus grand mal » et il n’est pas improbable de se voir lâcher une petite gerbe par terre (une fois, deux fois … ça va plus loin parfois), dans laquelle, encore une fois, on s’en fout, les gens vont s’asseoir ou danser. C’est cool.

* La meilleure ambiance
C’est peut-être un thème redondant dans notre report mais on vous le redit : il fait CHAUD à Dour, très chaud. Alors quoi de mieux lorsqu’un camion de pompier arrive en plein milieu et t’asperge telle une maison en feu ? Le kiff de l’eau fraîche sur ton corps chaud comme la braise… On pourrait presque en faire une chanson pour Francky Vincent.
On a aussi bien apprécier le set de Tale Of Us, jeu de lumière bien foutu, techno pleine balle dans la scène Red Bull où tous nos corps se mêlaient à l’unisson sous un torrent de transpi.
* Le gros tapage musical
Fin de soirée, après avoir dansé comme des fous sur le son de Tale Of Us, on se dirige un peu au hasard vers la scène « La Petite Maison Dans La Prairie » , toujours en quête de son pour bien terminer ce deuxième jour. Et là, grosse claque musical : Jackmaster & Oneman (Present Can U Dance), du bon gros dubstep. On épuise nos dernières forces en sautant un peu partout, entraînés par l’énergie du gars sur la scène.
* L’attente du jour
Ladies & Gentelmen j’ai nommé Nas. Depuis qu’on a su qu’il ferait partie du 26ème Dour, mes nuits sont hantées par sa vieille tête de renoi. L’année précédente, le Wu Tang nous a fait de l’oeil sur le programme, mais la déception une fois là-bas était bien trop grande. Cette fois-ci, rien à voir. Surprise, Mr. Hip Hop a pris du bide mais moulé dans son petit jogging de schlag ça passe parfaitement. Bref, hormis le physique, il venait nous présenter Illmatic, son album qui a 20 ans blablabla… Ego Trip oblige il nous l’a répété 5 fois, (ah bon ???), comme de crier son nom; bon on est con et on l’aime bien donc on le fait ! C’est le genre de concert tout à fait appréciable car la foule est gigantesque de 1, tu vois le mec que t’as envie de voir de 2 et tu connais toutes les paroles donc ça tue, de 3. New-York Represent !
* L’histoire drôle
Dour c’est aussi et surtout le camping. On s’occupe comme on peut, larves que nous sommes. Cette année on s’est bien débrouillés, super équipés : tonnelles, réchauds et tout ça. L’idée dans ces cas-là, outre les joints sur joints pour faire passer le mal et les allers-retours toilettes-robinets, c’est de se lancer des paris à la con. Celui d’hier : faire 30 pompes dans un sac de couchage, dans la tente à 40 degrés. Pari gagné en l’occurrence, avec à la clé 10 balles. C’est cher payé les litres de sueur.
Bien à vous !

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