Au Japon, le tatouage cet art réprimé

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Le nouveau procès qui fait couler beaucoup d’encre

Au pays du Soleil-Levant, le tatouage reste un art réprimé. Malgré une longue tradition du tatouage, et une popularité croissante auprès des jeunes, le tatouage n’est pas encadré et rebutent encore la majorité des nippons. La raison ? Le corps tatoué fait référence aux yakuzas (mafia japonaise).

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Alors que certains établissements tels les bains publics refusaient parfois l’accès aux tatoués, l’office national du tourisme japonais leur a demandé une plus grande souplesse. Sous condition d’un autocollant recouvrant la zone tatouée, l’étranger est désormais invité à profiter des onsen, les fameuses sources thermales.

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Le combat va encore plus loin. Le 26 avril dernier s’est ouvert un procès historique. En 2015, le tatoueur Taiki Masuda recevait une amende, après perquisition de son salon. En effet, la loi 2001 stipule que seuls les professionnels de santé ont le droit de tatouer.

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En utilisant cet acte très flou, les tatoueurs n’ont d’autre choix que de payer les amendes, travailler dans l’ombre ou même fermer boutique. Seul le tatoueur Taiki a eu le courage d’attaquer les autorités japonaises en procès pour espérer instaurer un cadre à la pratique. Les normes d’hygiène, de sécurité, les licences, et tout simplement la reconnaissance de la pratique sont toujours inexistantes au Japon. En militant à travers la campagne Save Tattooing in Japan, le tatoueur espère faire évoluer les mentalités et redorer les lettres de noblesse de l’art ancestral du tatouage. 

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