Lettre à Stan Lee, le père des supers héros et bien plus

Un super héros nommé Stan Lee

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Alors que les hommages se multiplient pour témoigner de la reconnaissance envers Stan Lee, décédé Lundi 12 Novembre à l’âge de 95 ans, plus que de faire une rétrospective de son œuvre, j’ai choisi de lui écrire une lettre afin de replacer l’importance de ce Monsieur pour tant de générations.

 

Cher Stan,

Je suis d’une génération qui n’a pas grandi avec Internet. Quelques chaînes de télé, quelques magazines, et puis tes supers héros ont débarqué dans ma vie. Chaque mois je trépignais d’impatience dans l’attente de l’arrivée en kiosque des « Spidey », « Strange », « Nova », « Titan », et j’en oublie. Opération glanage d’argent auprès des parents qui n’étaient pas nécessairement très chauds, mais bon comme ça ils avaient la paix.

Ma première découverte fût évidemment Spider Man, éternel mal aimé, galérien et qui porte sur ses épaules cette phrase prononcée par son oncle « un grand pouvoir implique de grandes responsabilités » comme un leitmotiv ou une philosophie de vie.

spiderman

Car oui, c’est bien cela que tu as su réaliser à travers tes personnages, en les humanisant, en faisant du quotidien qui nous entoure le socle de la vie de tes héros. La mort de Captain Mar-Vell atteint d’un cancer alors qu’on le pensait invincible en témoigne, tout comme le Phénix noir qui oscille entre déesse et être humain jusqu’au sacrifice. Les X-men seront sans doute le plus gros choc de ma vie de lecture de comics, où là encore à travers la lutte humains / mutants, tu nous montre les contradictions. Celle d’un Magneto et celle d’un professeur X face à l’intolérance. La lutte contre les handicaps à travers Daredevil, Et puis qui dit pouvoir d’exception dit grands méchants. Comment Spiderman peut-il exister sans le Bouffon Vert ou les 4 Fantastiques sans le Dr Fatalis ? Et toujours une once d’humanité, sauf quand ils sont trop méchants, comme Galactus. C’est donc un message d’humanité qui transparait, la lutte simple du bien contre le mal, même si ce n’est pas si simple. C’est la contradiction humaine que tu as décrite maintes fois et bien souvent l’intolérance face à ce qu’on ne comprend pas. Ok, ça se règle toujours en baston, mais n’est-ce pas comme cela que de manière traditionnelle est exposée le la lutte entre le bien et le mal ?

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Tu as même pensé à créer une série de Supers Héros de toutes les nationalités. Bon le Français, dénommé, Faucon, je ne sais pas si ce n’est pas une petite blague quand même.

Tu as su bercer mon enfance jusqu’au point où j’attendais qu’une araignée radioactive veuille bien me piquer. A voir les résultats des films, tu sauras sans doute pour très longtemps le père de tes personnages et aussi celui de plusieurs générations.

Et pour tout cela, Merci

Yral

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