Pour tous les adeptes de la procrastination, on a trouvé pourquoi !

Arrête de remettre tout à demain !

Ce n’est pas ta faute si tu remets toujours tout à demain, c’est la faute de ton cerveau ! Six chercheurs ont découvert un lien entre la procrastination et la taille mais aussi le fonctionnement de l’amygdale. Cette zone de cerveau gère notre rapport aux émotions et surtout notre rapport à la peur. Donc elle nous permet de prendre certaines décisions en prenant en compte l’impact et les résultats que celles-ci pourraient entraîner.

L’étude a été menée sur 264 personnes qui ont, au préalable, rempli un questionnaire sur leur personnalité pour savoir s’ils étaient adeptes à la procrastination. Ensuite, ils ont fait passer un IRM pour voir la fameuse partie du cerveau qui aurait un rapport avec la procrastination. Ils ont remarqué que les personnes plus adeptes à la procrastination avaient une amygdale plus importante. Mais l’amygdale ne serait pas la seule partie du cerveau en rapport avec la procrastination. En effet, la connexion entre l’amygdale et le cortex cingulaire antérieur dorsal serait plus faible pour les gens qui remettraient tout au lendemain. Ce cortex utilise les informations de l’amygdale pour prendre une décision, donc une moins bonne connexion entraînerait une mauvaise régulation des émotions négatives. Les chercheurs restent tout de même vigilants puisqu’ils savent que la plasticité du cerveau ne cesse d’évoluer.

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procrastination
© : Wolfgang Zwanzger

On attend alors les prochaines études pour savoir s’il sera possible de modifier ce type de comportement pour que l’on fasse enfin les choses au moment venu ! Sans oublier que la procrastination n’est rien de grave, comme l’explique le neurologue Richard Lévy :

« La procrastination n’est pas un terme médical, elle n’est pas actuellement décrite comme un syndrome ou un symptôme d’une quelconque pathologie. D’un point de vue des neurosciences, avant d’agir, l’être humain évalue en permanence la valeur d’une action selon une balance bénéfice/effort ou récompense/effort, adaptée au contexte ». Une récompense différée est moins attirante qu’une récompense immédiate, et de la même façon, un effort différé paraît moins pénible qu’un effort immédiat, donc ce n’est pas si bête que ça de procrastiner !

Source : Sciences et avenir 

Noémie Morgant