Fumer en toute légalité ? Pas si vite ! Les « coffee shop » susceptibles de fermer

Un changement de loi à prévoir

Le parquet de Paris a ouvert une enquête préliminaire à l’égard d’une boutique parisienne vendant des produits à base de CBD, un dérivé du cannabis, pour vérifier le respect de la législation. Depuis plusieurs semaines, la capitale voit une ribambelle de « coffee shop » ouvrir leurs portes. Au vu des longues files d’attente se profilant sur les trottoirs, le succès est au rendez-vous avec parfois même des ruptures de stock en magasin, mais bientôt les shops ne seront plus qu’un lointain souvenir parti subitement en fumée. En effet, alors que les produits vendus ne dépassent pas les 0,2% de THC comme la loi encore flou l’autorise, l’enquête portera ainsi sur les chefs d’accusation suivants : l’acquisition, le transport, la détention, l’offre et la cession des stupéfiants.

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coffee shop

La législation sur les stupéfiants devrait donc évoluer en France dans les prochains mois. Le gouvernement français souhaite sanctionner l’usage du cannabis d’une amende de 300 euros. De plus, la ministre de la santé Agnès Buzyn a annoncé au micro de RTL que les boutiques auront fermé dans quelques mois suite à un changement dans la loi :

« il va falloir qu’on revoie la législation et revoir comment on met de l’ordre dans tout cela. C’est vrai que la législation sur les 0,2 % est peut-être un peu floue… »

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Tandis que le gouvernement cherche à tout prix à calmer l’ampleur de la fumette,  8 français sur 10 seraient favorables à une dépénalisation du cannabis à usage thérapeutique, d’après une enquête Ifop pour Echo Citoyen et Terra Nova publiée sur franceinfo.  

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