Dekmantel 2017, Open Minded y était !

Dekmantel

Cette année, Open Minded vous propose de revivre de l’intérieur, le festival de techno le plus pointu d’Europe. J’ai nommé le Dekmantel. Et on peut dire que cette année encore, ils ont frappé très très fort : Fatima Yamaha, Floating Points, Andy Stott, Palms Trax, Tom Trago, Jon Hopkins, Jeff Mills, Rødhåd…

On vous propose un petit récap de cette aventure épique !

 

MERCREDI 

Et ce n’est autre que Steven Reich & Slagwerk den haag, qui a ouvert les hostilités dans le plus grand des calmes. Son set aux allures expérimentales nous a plongé dans un univers hypnotisant. Xylophones, flûtes et piano étaient de mise pour un résultat sans appel. Une véritable expérience auditive. De quoi nous ouvrir l’appétit pour les 4 prochains jours.

 

JEUDI 

On avait le choix entre plusieurs lieux : Muziekgebouw aan’t Ij, Tolhuistuin, Bimhuis, Eye et le Shelter pour trois lines up incroyables. À 19h nous décidons de nous rendre au Muziekgebouw aan’t Ij pour assister au live de GAS (Wolfgang Voigt). Honnêtement, nous ne savions pas vraiment à quoi nous attendre. Après quelques minutes, GAS rentre en piste et la magie commence à opérer. Dans cette salle obscure, un jeu de lumière commence, le son retentit, encore une fois, ce live nous promet un voyage interstellaire et envoûtant. 1 heure de pur plaisir, à vous en donner des frissons.

Une fois ce trip  clôt, nous décidons de nous rendre au mythique Shelter pour assister au live de Colin Benders. Mélange de Jazz et de Hip Hop, Colin Benders met le feu au plancher avec des sonorités cosmiques dans un décor industriel : lockers noirs, néons et longs couloirs bétonnés : on adore.  On enchaîne avec des lives inoubliables : Nathan Fake, Andy Stott et Demdike Stare. On rentre à 5h, les oreilles qui bourdonnent, impatients de découvrir ce que le lendemain a à nous offrir.

 

Dekmantel
Photo : Trax Magazine

VENDREDI

Direction la Mainstage pour ce 3ème jour de festival, il est 13 heures, et on commence doucement avec Peggy Gou, cette sud coréenne qui nous propose un set qui mélange les genres et qui nous réveille les jambes pour la journée. On enchaîne avec le live de Mathew Jonson. Beats rythmés et mélodies cadencées. Là c’est sûr on rentre dans le vif du sujet et on se laisse emporter par sa précision. Nous décidons d’aller manger un morceau et de nous rendre à la green house pour assister au live de Juju & Jordash. Leurs influences post rock, jazz et musiques ethniques nous assurent une prestation authentique. Grace à leurs rythmes lancinants  nous nous immergeons rapidement dans leur univers en l’espace de 3 minutes et nous ne regrettons pas d’avoir fait le déplacement. On termine la soirée avec Jeff Mills & Tony Allen qui nous offre un live au sommet. Nous sommes définitivement épuisés et décidons de rentrer pour pouvoir tenir  les deux derniers jours.

 

SAMEDI

Retour à Amsterdam BOS dans cette clairière enchantée. Nous nous rendons à la scène UFO, il est 17 heures et nous commençons avec Donato Dozzy & Peter Van Hoesen. On trouve le parfait équilibre entre l’ambiance légèrement tribale de Peter Van Hoesen et les notes expérimentales de Donato Dozzy. Un mélange de haute qualité qui sort définitivement de l’ordinaire. 21h, c’est au tour du japonais DJ Nobu de nous illuminer avec son mix obscuro-underground. De la techno brute, qui frappe. On en attendait pas moins du Dekmantel. On saute, on danse, on cri, si ça c’est pas le bonheur, ça y ressemble fortement. Après cette journée éprouvante nous décidons de rester sages pour le dernier jour.

 

DIMANCHE

C’est le dernier jour, nos jambes sont un peu fatiguées mais on ne le louperait pour rien au monde. Nous nous rendons à la Selectors stage pour voir les incontournables Motor City Drum Ensemble. Les allemands réputés pour leurs sets profonds ne nous ont pas déçus. Les influences funk, soul et house se mélangent et nous permettent encore une fois d’enflammer la piste de danse en cette belle après midi. Malgré le set endiablé nous décidons de nous rendre à la Greenhouse pour Lena Willikens.  Une techno brutale comme on l’aime, avec des sonorités envoûtantes et des rythmes maîtrisés. On termine à la scène UFO pour voir le mythique live des British murder boys pour continuer dans notre lancée. On comprend mieux leur statut de pionniers de la techno et on est plus qu’heureux d’avoir pu assister à un de leur incroyable live.

 

dekmantel
Photo : Clash Magazine

On sort de ce festival les oreilles qui sifflent et le cœur qui bat en espérant pouvoir réitérer l’expérience l’année prochaine. L’organisation était carrée, les stages toutes plus ouf les unes que les autres. C’est un sans faute. Le Dekmantel confirme encore une fois sa stature. C’est décidément un incontournable si vous aimez les découvertes musicales, la techno qui cogne et qui expérimente.

À l’année prochaine ! 

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