Shigeki Matsuyama t’embrouille la vision

Un visuel qui donne le vertige

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Aujourd’hui, on se penche sur un artiste japonais, Shigeki Matsuyama qui fait des choses plutôt incroyable. Partisan de l’art conceptuel, il nous en met plein la vue avec sa série d’œuvres élaborée autour du camouflage, créée depuis 2013. Son œuvre phare, Narcissim: Dazzle Room, une installation qui trompe l’œil.

Shigeki Matsuyama s’inspire directement d’une technique de camouflage, le Dazzle (embrouiller, en anglais) utilisée lors de la seconde guerre mondiale. Les bateaux étaient pimpés par ce motif géométrique, formé de lignes irrégulières et de contrastes. Alors oui, c’était stylé mais surtout cela permettait de tromper le bateau adverse en l’empêchant de déterminer précisément sa position. Beaucoup trop cool. Le motif a même était repris par des créateurs de mode, tel que Gareth Pugh ou encore Alexander McQueen.

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Les murs, le sol, les coussins, la femme et son sur-moi sont entièrement recouverts par ce motifs et lignes noirs et blancs. À en avoir le vertige. Hormis une mise en scène assez spectaculaire, l’artiste véhicule un réel message. Selfie stick et double démesuré, la femme incarne la génération 2.0, à l’égo surdimensionnée. « Moi-je », Autocentrée et désintéressée, c’est cette déferlante narcissique qu’il dénonce.

Perte de notion de profondeur et de perception, notre vision se voit troubler. Chapeau l’artiste.

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