L’empire des sens : un film de cul(te) 

« Et on lui pèlera le jonc, comme au baillis du Limousin… »

On a rarement l’occasion d’évoquer le dernier porno qu’on a vu au cours d’un repas de famille. Mais, c’était sans compter sur L’empire des sens . Au lieu de passer pour un gros pervers, vous pouvez maintenant prétendre au titre d’intello qui matte des films d’auteurs tout en dégustant langoureusement votre plat d’oeufs durs.
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Présenté comme le film scandaleux par excellence, L’empire des sens est, certes, bien loin d’un « cinquante nuances de grisâtre » mais pousse surtout la jouissance jusqu’au paroxysme du mal-être. Inspiré d’un fait divers qui s’est déroulé en 1936, ce film raconte l’histoire d’une jeune geisha psychopathe et très très légèrement nymphomane qui s’amourache de son maître un brin masochiste sur les bords. Ils décident rapidement de se baiser l’un l’autre non stop jusqu’à ce que… bon je ne vais pas vous spoiler la fin si vous ne la connaissez pas, mais ne vous attendez pas à un « ils vécurent heureux et eurent beaucoup d’enfants ».
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Le film emblématique de Nagisa Oshima, qui ne cesse de défrayer la chronique depuis 1976, ressort en salle en version restaurée. La 4K vous permettra de profiter, au poil de cul près, de cette oeuvre franco-niponne. Choquant ? Disons que c’est nippon ni navet. Le tout bien arrosé de musique traditionnelle japonaise, mais loin de moi de juger, il en faut pour tous les goûts et il y a surement des fétichistes du shamisen quelque part.
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Benzedrine
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