Découvrez Beli, le Borat de la politique serbe

Un youtuber devenu (presque) président de la Serbie

Avec ses babouches blanches et son chignon samouraï, ce youtuber est arrivé troisième de l’élection présidentielle serbe.

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En se présentant à l’élection présidentielle serbe, Ljubisa Preletacevic (“celui qui change de camp comme de chemise” en serbe) n’avait qu’un seul but, tourner en dérision les autres partis politiques. Mais la blague de celui qui se prétendait comme le plus beau des hommes politiques” a pris une tournure bien sérieuse le 3 avril 2017 lorsque celui-ci est arrivé troisième de l’élection présidentielle avec 9.3% des suffrages.

Son programme était pourtant très simple. “Quoique les autres candidats vous promettent, je vous en donnerai trois fois plus”. C’est ainsi que ce youtuber en est venu à promettre aux serbes de faire venir la mer dans leur pays parce que ceux-ci ont besoin selon lui d’aller à la plage. En outre il avait juré de “mettre fin à la corruption”, sauf à son profit.

 

Derrière ce clown de la politique se cache un étudiant en communication de 25 ans du nom de Luka Maksimovic. Et quand il n’est pas sur les bancs de la faculté, il fait de la politique sous le nom de Beli (blanc) ou Ljubisa Preletacevic.

L’émergence de Beli débute en 2016. Avec ses amis, il réalise un clip moquant un politique englué dans une affaire de corruption. Sa vidéo marche si bien qu’il se présente avec sa liste aux élections municipales à Mladenovac, dans la banlieue belgradoise. Il y arrive second et entame une véritable carrière politique.

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40 % de chômage chez les jeunes

Aujourd’hui pleinement engagé dans la vie publique de son pays, le mouvement de Beli est considéré comme une véritable opposition au pouvoir en place en Serbie. Si bien qu’aucun parti ne se permet de juger ou critiquer Beli, “celui qui complote avec tout le monde” et qui salue la foule depuis une vieille Mercedes marron.

Dans un pays où le taux de chômage atteint 40% chez les jeunes, Beli est devenu le porte voix d’une “génération oubliée et sans avenir”, malade de voir ses représentants politiques tombés dans la corruption.