Ce que vous ne savez pas sur Invader

Entre les grands fonds et l’espace.

– C’est un artiste qui ne réalise pas que des petits aliens en mosaïque.

Tu imagines un peu le délire que ce serait de croiser, pendant ton footing du matin, la Joconde, Peter Pan ou encore une panthère rose sur le mur en face de toi ? Et bien c’est possible, puisque Invader ne se limite pas à de petits aliens rouges donc. Énorme.

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– Pas de message politique derrière le projet.

Mais le français considère que « le geste est déjà politique en soi », puisqu’il ne demande la permission à personne. Jamais. Ou presque. OKLM.

– Deux mosaïques dans l’espace…

Une de ses mosaïques tourne autour de notre bonne vieille Terre, à 35 kilomètres au-dessus de nos têtes. Elle est tellement spéciale qu’elle a un nom : SpaceOne. Et plus tard, pour faire d’Invader un artiste encore plus planétaire (tu l’as ?) SpaceTwo l’a rejointe mais reste quant à elle cloîtrée à bord de la Station Spatiale Internationale. Il paraît que des fois elles se croisent. Si t’as la bosse des maths tu peux calculer quand et où, mais nous on a la flemme.

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–  … et deux autres sous la mer.

Vite, attrape ton masque, ton tuba et tes palmes et fonce à Cancun ! Au menu, jolies plages, baignade dans une eau turquoise et… street art. Si tu cherches bien tu devrais pouvoir trouver les deux mosaïques installées dans la baie avec l’aide de Jason deCaires, sur les propres sculptures de ce dernier.

– Il existe une copie et une seule de chaque mosaïque posée dans le monde.

Pour ses fans les plus fervents, Invader propose une reproduction de ses mosaïques. Mais attention ! Seule une seule et unique reproduction de chaque Space Invader existant ou ayant existé est disponible. Lève-toi de bonne heure si tu veux être sûr qu’il reste celui que tu veux.

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– Pour contrer les vols de ses œuvres, ses fans les reconstituent.

Tu savais que certaines personnes dans le monde étaient mal intentionnées ? Du coup certains détruisent les mosaïques originales avant de les refaire chez eux avec leurs propres matériaux, pour ensuite les revendre. Faut dire que les œuvres d’Invader peuvent valoir jusqu’à 220 000 euros. Et il existe des gens qui ne voient pas la différence entre une œuvre d’art et une pâle copie faite à la va-vite. Dingue. Pour autant d’argent, pense à demander le certificat d’authenticité (qui n’existe pas, évidemment).

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– Il existe une appli pour trouver toutes les mosaïques.

Genre Pokémon Go, tu vois ? Genre tu te balades dans Paris (ou ailleurs, c’est pas strict à ce point) et tu flashes toutes les mosaïques que tu trouves sur ton chemin. Et tu gagnes des points. C’est grâce à ça que les fans d’Invader retrouvent celles qui sont endommagées avant de les réparer.

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– Un Space Shop créé pour financer les invasions.

Sur lequel tu ne peux plus rien acheter. Il ne sert qu’à la diffusion des photos des mosaïques collées partout dans le monde, pour faciliter leur accès à la planète toute entière.

– Les façades des immeubles mais aussi les musées.

La preuve, le Musée en Herbe expose depuis le début de l’année une sélection de ses œuvres. Ça s’appelle « My game is… » et, pour une fois, n’est pas à découvrir sur les murs mais entre les murs. Tu pourras même y voir une reproduction de son atelier, histoire de tout bien piger.

– Parfois incognito au beau milieu de ses propres expositions.

Et personne ne le reconnaît. Normal, puisqu’il refuse systématiquement d’être pris en photo et intervient à visage masqué lors des interviews. Malin.

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Pierre Antoine BOIVENT