Perc et Truss, ou l’art de la techno profondément violente

Parmi les grands noms de la techno industrielle anglais, voici Perc.

Aujourd’hui, techno industrielle anglais rime bien souvent avec Perc. Et rien qu’à écouter ses tracks entre deux cafés, on ressent l’effet d’une bombe aux sonorités métalliques et vibrantes lancée dans nos écouteurs. Retour sur un artiste qu’on a hâte de voir en live…

perc

Alistair Wells, de son vrai nom, a apporté un vent de fraîcheur et de nouveauté dans le milieu de la techno VNR, en retravaillant les formes établies de musique qu’il affectionne. Son tout premier album  Wicker & Steel sort en juin 2011 et le propulse sur le devant de la scène des clubs, ses tracks étant aussi violents qu’intenses et profonds. En 2014, Perc lâche The Power and The Glory, album dans lequel il a approfondi ses relations avec la deep en expérimentant le son. Et le 28 avril 2017, c’est un troisième album Bitter Music qui est prévu….et attendu avec impatience !

En 2004, Perc monte son propre label de techno qu’il appelle Perc Trax. Dessus, ce sont les futurs (ou déjà) pointures du beat trop rapide et trop dur qu’il accueille, parmi lesquels Truss, Adam X, James Ruskin, Ansome et Jonas Kopp. D’ailleurs, on voulait vous parler de la dernière sortie du label : le premier EP de Manni Dee, DJ anglais dont les pas se font entendre. Throbs of Discontent se compose de trois titres dont le message passe par le titre mais aussi par la musicalité et l’histoire que chacun raconte. Le premier par exemple, London Isn’t England, a été composé en réaction au résultat du referendum du 23 juin. À écouter ici.

À LIRE :   La génération Y, plus grosse consommatrice de Cristalline

Ce qui fait la puissance de Perc réside dans l’énergie qu’il met à composer des track débordants de sens. Comme les artistes qu’il produit sur son label, Ali Wells tient à apporter un message personnel voire politique à son art qui, au premier abord, semble barbare et incompréhensible par beaucoup de monde. Mais au-delà de la supposée violence, se cache parfois une incroyable démarche.

Après avoir rendu toute la Machine du Moulin Rouge complètement folle et transpirante lors de la soirée du 20 janvier avec Scalameriya & VSK accompagnés de Bas Mooy, c’est le 11 février qu’on revient en force. Cette fois-ci, on ira à Nuits Fauves, le nouveau club sur les bords de Seine et juste en dessous du Wanderlust. Au programme : Perc & Truss, Antigone, Marcelus et Eastel.