Les forces de la nature derrière l’objectif

Mère Nature: notre Big Boss

Tornades, éruptions volcaniques, eaux torrentielles ou incendies meurtriers, les forces de la nature ne poursuivent pas un objectif dévastateur en soit, elles vivent et rythment selon un cycle rodé depuis la naissance de la planète, il y a plus de 4 milliards d’années. Décuplées par les changements climatiques, ces puissances deviennent de plus en plus incontrôlables et les scientifiques appréhendent les conséquences de la sécheresse croissante ou de la montée des eaux, capables de créer des tornades F6, des inondations gigantesques ou des incendies sans précédents. Rares sont ceux qui ont pu s’approcher assez prêt pour capter dans l’objectif les déchaînements des forces naturelles, qui semblent presque divines à en juger par ces clichés.

Tornado: ces colonnes d’air qui te prennent pas surprise

Des tourbillons de vents d’1km de diamètre pour les plus balaises, soufflant jusqu’à 510 km/h, l’équivalent d’un avion de ligne dans sa phase de décollage… Tu l’auras compris, les F5 sont les pires ennemis des populations vivant dans les zones à risques et le plus beau des bijoux pour les chasseurs de tornades en quête d’adrénaline. Sache qu’une autre catégorie existe, bien pire : F6-F12. Théorique, cette échelle de puissance n’a pas encore été observée. Et tant mieux! Des voitures propulsées dans les airs ou des maisons projetés sur de longues distances… Restons aux F5, c’est largement suffisant. Pour aller à leur rencontre, il faut se rendre dans la Tornado Alley, au centre des Etats-Unis. Mais n’oublie pas de t’équiper d’un zoom très puissant pour suivre de loin la trajectoire capricieuse de ces colonnes déchaînées.

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La puissance volcanique ou les entrailles de la Terre en colère

Du Mont St Helens qui a surpris les habitants de Seattle un matin de mai 1980 au volcan Puyehue au Chili rentré en éruption en juin 2011, les photographes du monde entier ont pu capter ces colères éruptives après un voyage de près de 100km dans la couche terrestre. Le volcan, c’est LA force naturelle dans toute sa splendeur: une explosion équivalente à 66 fois Hiroshima avant l’arrivée de l’impitoyable coulée de lave, dernière étape de son show explosif.

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L’eau: mouvances torrentielles et incontrôlables

Ça n’est pas pour rien si les pilotes de ligne serrent les fesses lorsqu’il faut amerrir en urgence, car selon la vitesse, l’eau devient du béton brut comme un bitume en mouvance. Le 2ème élément de la Terre qui représente près de 70% de la surface terrestre appartient définitivement à ces forces naturelles incontrôlables. Pour admirer les plus belles vagues, Nazaré au Portugal ou Jaws à Hawaï. Quant aux eaux torrentielles les plus délirantes pour les kayakistes expérimentés, direction: Little White Salmon, dans l’Etat de Washington aux Etats-Unis, ou Noguera Pallaresa dans les Pyrénées espagnoles.

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Le feu: cette force qui rase tout sur son passage

Mère Nature n’avait pas besoin de l’Homo erectus pour découvrir le feu. Elle le fait très bien elle-même: 350 millions d’hectares de forêts qui disparaissent chaque année, soit 6 fois la superficie de la France. Et ça ne va qu’empirer avec la hausse des températures sur la planète. En Californie, une région régulièrement frappée par des incendies gigantesques, certains curieux, agents de secours ou photographes déplacés pour l’occasion ont réussi à capturer ces flammes dévorantes. Là aussi avec un excellent zoom….

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La foudre, une arme venue du ciel

L’équivalent de 20 centrales nucléaires qui frapperaient en même temps, la foudre, au mauvais moment au mauvais endroit, peut être radicale. Sinon, elle devient un spectacle de lumières qui donne du fil à retordre à celui qui souhaiterait l’immortaliser: réussir à capter à la seconde près le moment où l’éclair vient battre le sol. Quand le challenge est relevé, on se demanderait presque si les clichés sont bien réels:

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Les toits du monde: cet environnement hostile

Altitude vertigineuse, dénivelé radical, roches aiguisées, neige et glace à perte de vue, crevasses de plus de 50 mètres de profondeur…. Un environnement pour le moins hostile. Les alpinistes chevronnés le savent bien: le corps humain ne résiste pas longtemps dans les mêmes conditions d’un avion de ligne. Une simple tempête, un retour tardif au camp de base ou la tombée de la nuit à plus de 7.000 mètres d’altitude, et c’est la catastrophe assurée. Du coup, pour gravir les sommets du monde, il s’agit d’une course contre la montre ou plutôt d’une course contre la mort. Rien qu’au Mont Everest, le taux de mortalité est de 25%. Pire, au sommet Annapurna, bien plus technique dans son ascension, c’est 1 alpiniste sur 3 qui ne reviendra pas de sa tentative. Le plus simple est encore de rester au chaud au fond de ton canapé et admirer ci-dessous ces sommets qui flirtent avec les cieux :

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