L’art comme arme contre la criminalité

Street-art, couleur et partage au coeur des rues de Pachuca.

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Le Mexique est bien connu pour être le théâtre de nombreux affrontements entre gangs rivaux. Principal fauteur de trouble : la drogue. Alors, protéger les habitants et réduire le taux de criminalité font partie des missions principales du gouvernement et des municipalités.

À Palmitas, un quartier populaire de Pachuca au Nord-Est de Mexico, un projet de graffiti a permi de non seulement redorer l’image de ces rues mal famées, mais aussi de réduire le taux de violence.
En février 2015, la mairie demande au collectif de graffiti Germen de repeindre les murs du quartier avec l’aide des habitants, y compris des membres de gangs. Objectif principal : réhabiliter la ville et recréer du lien social là où la violence fait rage. Grâce au ministre de l’Intérieur, c’est une sorte de mini-révolution dans la promotion de la paix qui a été mise en place !

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Alors depuis février 2015, « Pachuca Paint Itslef », c’est plus de 200 maisons repeintes, 20 000 mètres carrés de murs colorés, pour un quartier entièrement repensé et réhabilité. Et ce qui est vraiment chouette dans tout cela, c’est de constater que le taux de criminalité a réellement baissé depuis la transformation de l’espace. Une très belle leçon sur le partage, l’échange et surtout l’universalité de l’art.
Il ne reste plus qu’à espérer que l’idée soit reprise autant que possible !

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Le collectif Germen tente d’allier graffiti, lien social et documentation audio-visuelle afin de restaurer la « paix » dans les lieux défavorisés. Grâce au street-art, l‘histoire du lieux et de ses habitants est mise en lumière, permettant de dessiner les contours d’un patrimoine socio-culturel propre et unique. L’identité de chaque quartier est établie, et recréée du lien entre les gens.

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