La ville la plus dangereuse des USA

L’urbex pour mieux saisir la pollution

Seph Lawless, pseudonyme d’un artiste américain, activiste politique et photojournaliste photographie l’Amérique abandonné depuis 2005.

Il s’est rendu dans la ville la plus toxique des USA, Picher dans l’Oklahoma. De 100 000 habitants, la ville n’en compte désormais plus. A son apogée au début du 20ème siècle, Picher prospérait grâce à deux minerais, le plomb et le zinc. Elle a produit plus de 20 milliards de minerais, et  a notamment fourni la moitié de plomb et zinc à l’armée américaine durant la première guerre mondiale.

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Cependant, après des années d’exploitation minière, sa richesse s’est avérée être un poison latent. Des maladies firent leur apparition et 34% des enfants souffraient de pathologies. De plus, les ressources s’épuisèrent, et sous la surface, les terres et les eaux devenaient polluées.Ville ravagée par le plomb et le zinc, les autorités ont ordonné en 2009 l’évacuation totale des habitants. La zone est désormais en quarantaine, mais Seph Lawless a contourné les panneaux de mise en garde et a pénétré la ville morte.

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Il décrit son expérience comme une scène d’un film apocalyptique. Il a franchi la ville les mains moites et tremblantes. La terre est si fine « qu’elle pouvait s’ouvrir n’importe quand et m’avaler sans que personne ne le sache » confesse t’il dans son livre, véritable témoignage visuel relatant sa visite urbex de Picher.

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Les montagnes sont trompeuses, elles ne sont qu’amas de minerais toxiques. Les maisons tiennent encore debout, et les vêtements pendent dans le dressing mais plus âme n’y vit. Un seul résident avait vécu dans la ville fantôme après l’ordre d’évacuation. Gary Linderman, le pharmacien fournissait des médicaments aux habitants des communes environnantes. En 2015, Seph Lawless devait lui rendre visite mais Garry mourût quelques jours avant.

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