24 h à Bratislava malgré moi

Bratislava

Episode 2 : Bratislava

Après Edimbourg, me voici à nouveau à bord de Narvalo Airlines, compagnie aérienne que je te déconseille. Le billet ne coûtait pas cher pour les Bahamas (100€) j’aurais dû flairer l’arnaque. « Nous devons faire une halte de 24h à Bratislava pour remplir les réservoirs» nous annonce le steward. Vive les compagnies low cost !

Bratislava ? Le nom m’évoque vaguement la connerie musicale de Michael Youn, les Bratisla Boys.

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Je surfe sur Internet et découvre que Bratislava est la capitale de la Slovaquie, petit pays de 5 millions d’habitants, moins qu’à Londres c’est dire… Que vais-je faire dans ce trou paumé ?

Mon porte-monnaie vide, et avec l’envie de rencontrer des vrais slovaques, je vais faire un tour sur le site Couchsurfing, et hop voilà que je vais squatter une nuit chez Martin, hipster de 26 ans, explorateur urbain à ses heures perdues et déjà community manager pour le président de la Slovaquie. Il souhaite me faire découvrir sa ville hors des sentiers touristiques, what else ?

Petite ville, Bratislava se visite aisément une journée. On commence par une église un peu spéciale qui détonne avec son style art nouveau et sa couleur bleue comme un Schtroumpfs. Juste en face d’imposantes statues d’un ancien bâtiment soviétique à l’abandon rappelle le lourd passé de la ville.

Bratislava

Midi sonne ! Burger, tacos, bruschettas, sandwich, le menu chez Urban House m’ouvre l’appétit. Bibliothèque, chaises industrielles, design moderne, je ne m’attendais pas à voir un endroit aussi branché en plein Europe de l’Est. Martin connaît même des groupes et films français obscurs, quelle culture générale !

A la sortie, nos pas sont attirés par une douce mélodie, on gravit la colline et face au château, découvrons un show d’enfants de chœur. Au moins la vue est pas mal sur le Danube, et il y a même une espèce de soucoupe volante qui domine le paysage, apparemment un restaurant panoramique s’y trouve. De l’autre côté du fleuve s’étend à perte de vue les grandes tours et centres commerciaux.

Bratislava

Château ou bonnes bières? Devinez quel choix j’ai fait…

Bratislava

Je m’engouffre, toujours accompagné de mon acolyte Martin, dans un squat. D’apparence glauque, le lieu renferme un musée d’art, bar, et même paintball, évoquant le Berlin d’antan. Malheureusement Cvernovka fermera fin juin à cause d’un promoteur immobilier.

Bratislava

Contrairement à Edimbourg, le soleil brille quand on sort du bâtiment. Une des rues les plus commerçantes s’est transformée en un immense marché hipster : limonade fraîche, démonstration de hip-hop, présentation de vélos en bambou. La visite m’achève quand au coin d’une rue, j’observe des pseudos-poètes devant leurs machines à écrire.

Bratislava

 

Bratislava est vraiment hipster. D’ici quelques années, la ville deviendra le nouveau spot des pays d’Europe de l’Est, alors sois malin et précipite y toi maintenant !

PS : Martin m’a filé ce super lien sur les lieux les plus branchés de Bratislava.

Retour à bord de Narvalo Arlines, qui sait où me trouverais-je la prochaine fois ?

 

Solenn Cordroc’h