Cannahoney, du miel à base de résine de marijuana

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Cannahoney, le résultat d’un miel avec de la résine de marijuana

Nicolas Trainerbees est le genre d’apiculteur que l’on aimerait tous avoir chez soi. Depuis très jeune, il fabrique un traitement avec du cannabis et se défini comme un passionné de la nature et de l’instruction de tout type d’animaux. Pour pousser un peu plus loin son étude, il a lancé le « cannahoney », un miel (aux vertus thérapeutiques ?) qui doit malheureusement faire face aux lois restrictives de son pays. 

Homme aux multiples facettes (artisan, serrurier et apiculteur), Nicolas Trainerbees est un amoureux des animaux et des plantes, et défend la culture cannabis. « J’ai entraîné des abeilles pour faire plusieurs choses, comme la cueillette du sucre des fruits, au lieu d’utiliser des fleurs« , explique-t-il. Depuis quelques temps désormais, il travaille avec des abeilles productrices de « cannahoney », miel qu’il a crée et développé dans ses ruches.

C’est à cause de son hyperactivité que Nicolas a commencé à fumer du cannabis avant ses 10 ans. « J’ai quitté l’école très tôt car le système éducatif me qualifiait comme « inadéquat ». Le cannabis canalisé mon problème, mais à cause de ça, j’ai commencé à fumer très jeune« .
Ainsi, quelques années plus tard il s’est demandé pourquoi ne pas lier sa passion pour la nature avec celle qui l’aidait à se canaliser. Ainsi, il s’est rendu compte qu’en joignant les propriétés des deux choses, et si les insectes arrivaient à utiliser correctement la résine, il obtiendrait un résultat plutôt convainquant : « Je connaissais depuis longtemps les bénéfices des produits des abeilles comme le miel, la propolis, le pollen, la cire et la gelée royale et aussi ceux du cannabis ».

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De plus, « tout ce qui passe à travers le corps d’une abeille s’améliore, vu que leurs enzymes transforment le nectar en miel désiré. La résine obtenue des arbres se transforme en propolis, qui est antiseptique, antibiotique, anti fongicide, antibactérienne et cicatrisante. » Conclusion, si l’abeille récoltait la résine du cannabis, cela serait aussi bénéfique.

Cet apiculteur utilise son propre cannabis et bien que l’on pourrait croire que la marijuana est nocive pour les abeilles, bien au contraire, après plusieurs tests, ceci s’est révélé négatif.

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Aujourd’hui, Nicolas possède 30 ruches, dont les trois quart sont utilisés pour son projet de « cannahoney ». Cependant, il doit faire face aux restrictions que la France lui « inflige », à savoir de cultiver ses plantes dans des espaces ouverts, loin de chez lui et s’expose à certains risques liés à ses abeilles.

Sans cesse sollicité, il ne peut encore donner des échantillons de son travail car il lui manque encore une analyse plus détaillée pour déterminer toutes les propriétés qu’elle possède. Désormais, son objectif principal est de traiter sa pathologie de façon légale et de trouver un pays dans lequel il pourra enfin travailler avec plus de liberté et parvenir à ce que des professionnels du secteur analysent et reconnaissent son travail.
Espagne ? Suisse ? Pays-Bas ?