Comment j’ai essayé de faire 5 soirées en 1 nuit

soirées

Le périple de ma nuit la plus mouvementée, ou comment faire plusieurs soirées en une nuit

Après « comment j’ai brûlé mon salaire en une nuit » version narvalo et narvalie, on vous livre en exclusivité mondiale (rien que ça), nos soirées en une soirée. Si si, ça existe. Bon après, on vous dit pas qu’on a du mal ce matin, même beaucoup de mal …

Vendredi 18h, fin de semaine épuisante, entre rendez-vous pro avec Cochonou qui nous présente son nouveau saucisson, réunions plus qu’inutiles où Gilbert nous livre notamment ses confidences sexuelles avec Huguette, 30 ans de plus que lui (vous imaginez …) et rendez-vous Tinder ratés entre lourdeaux (ou cagoles de Marseille).
Bref, une excuse (ou pas), pour sortir, boire, beaucoup boire, et oublier la terrible semaine que l’on vient de passer (non il n’y a pas pire dans la vie).

Evidemment, il est 20h45, je dois être à l’autre bout de Paris dans 15 minutes, autant dire impossible, mais rien de grave, mes potes ont l’habitude que je sois en retard, genre vraiment en retard.
Plus que 4 stations. Je crois que mon trajet en métro n’a jamais été aussi long. Strasbourg-Saint-Denis. Le plus beau gosse des beaux gosses rentre dans le métro, impossible de détourner le regard, ni une ni deux je décide de sortir au même arrêt que lui, tant pis pour mes potes, l’Amour n’attend pas. Je me demande encore ce qu’il m’est passé par la tête. Un véritable détective privé. C’était trop beau pour être vrai je pense, le Zeus en question était venu rejoindre sa meuf, pas terrible pour la beauté du type, mais bon, les chats vont avec les chiens, non ?
Allé, 1h30 de retard, rien que ça.

J’arrive enfin au susdit apéro, tout le monde est bourré évidemment, sauf moi. Comme il faut remédier à ça, je m’enfile 5 shots de tequila-paf, et quelques verres de vodka-redbull, histoire d’être comme les autres, en pire, bien entendu.

soirée

Je décide également de prendre tout ce qui passe sous mes yeux, #yolo comme on dit, non ? Et comme une bonne nouvelle n’arrive jamais seule, mon ex débarque avec sa nouvelle meuf, blonde platine, 90D, barbie power. Autant dire qu’on est partis pour passer une sacrée nuit. C’est bien beau les soirées en appart’, mais à un moment donné, il faut embrayer, passer à la vitesse supérieure, quoi. Et rester assise dans un canap’ pendant 1h30 c’est déjà trop.

Comme tous les vendredis c’est toujours la même histoire. 15 soirées dans Paris, avec les meilleurs DJs, et tu ne sais jamais où tu vas aller, ni où tu vas finir, et surtout dans quel état.
Du coup, on opte pour un autre « before » boîte, histoire de se chauffer les gambasses sur du gros son. Soirée normale, enfin qu’est-ce-que la normalité quand vous commandez 5 bouteilles de vodka à 23h alors que vous êtes 8 ?
Bien sûr, il faut toujours qu’il y ait un de vos potes qui soit ultraaaa bourré, histoire d’écourter votre soirée, ou vous la gâcher, tout simplement. Retour à la case départ, il est 1h du matin et on se retrouve tous seuls au Quai de la Rapée (les vrais savent).

La question existentielle et décisive de la soirée est de savoir ce que nous faisons désormais, tous à 10g. Bien sûr, il est évident que chacun a un avis différent, il y a ceux qui suivent car ils sont trop bourrés, et ceux qui ont encore un minimum de lucidité et qui ne veulent pas se retrouver dans une soirée calamiteuse (ça se dit encore en 2015 ?).
Les échangent fusent et on se dit que l’on est sauvés. On rencontre des gens plutôt cools, qui nous proposent de venir finir ou commencer (on ne sait plus trop), la soirée chez eux.
Aaah mon dieu, encore une soirée en appart’ mais why not, ça peut être sympa avec des nouvelles personnes. Pourquoi j’ai dis ça ? A peine arrivés, qu’on se regarde déjà tous dans le blanc des yeux, un appartement plutôt petit, des geeks qui discutent de jeux vidéos, IL EST OU LE GROS SON ET LE FAT APPART DE PREVU ?!

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Je décide de fouiller l’appartement, histoire de trouver un peu d’alcool car avec toutes ces péripéties, mon taux élevé est encore plus bas qu’au réveil. Bien sûr, il fallait que cette appartement soit le pire de tout Paris, pas une goutte, même pas de l’alcool à 90°.
Ayant rapidement compris la tournure que cette soirée allait prendre, on décide de foutre le camp in extremis.
Cette fois-ci je me dis que même si mes potes se font virer ou qu’ils sont à l’article de la mort, je reste.
Bien sûr, comme on est tous des radins, personne ne veut ni payer de taxi, de uber, de heetch, ou même de vélo bleu (comprenez Velib) . Ça va bien nous aider ça, tiens. Et comme l’alcool n’arrange vraiment rien, chacun décide de faire sa petite vie, de rentrer chez soi, ou de bouger ailleurs. Pour ma part hors de question, depuis quand on rentre dormir chez soi à 2h? (puuuuuuulup!)

Décidément, je crois n’avoir pris aucune bonne décision depuis le début de cette soirée plutôt chaotique. Les videurs ne nous laissent pas rentrer sous prétexte que nous sommes avec des gens « sous l’emprise d’alcool et de stupéfiants ». Et alors, depuis quand lorsque tu fais la queue en boîte on t’associe avec les personnes d’à côté ? Je rêve. Grande gueule que je suis, je décide de taper un scandale comme une vraie parisienne (j’ai déjà oublié ma chère et tendre province).
Bref, soirée ratée de A à Z, je ne vois pas comment ça pourrait être pire. Ah si, j’ai failli oublier le mec qui vient de me vomir sur mes nouvelles chaussures en daim, aaaaaaah « les soirées d’vendredi soir quelquefois ça m’déçoit, pour quelques billets d’cent, ça part en giclée d’sang ». Pour éviter de finir sur une note salée, on décide de tenter le tout pour le tout et de finir en after, peut-être que l’on peut tomber sur un endroit sympa, après tout. Mais à cette heure-ci c’est seulement sur des cadavres mi hiboux mi zombies que l’on va tomber.

Arrêtez-tout les gars, si vous pensiez avoir tout vu, tout entendu, tout fait, vous êtes loin du compte. L’after chez qui nous sommes et le plus étrange et fascinant à la fois, de tous. Des poupées de cire représentant de vraies personnes sont au milieu de la pièce, il y a des squelettes, des bocaux avec des yeux, bref, ne prenez pas de drogue ici. Mais de tous les endroits où je suis allée depuis ma naissance, c’est de loin celui que je préfère.

Bref, il est 18h et je rentre tranquillement dormir.

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