Eric Pickersgill voit la vie sans smartphones

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La série Removed d’Eric Pickersgill, ou comment le virtuel prend le pas sur la réalité

Le photographe américain Eric Pickersgill livre une série d’images abordant notre addiction aux smartphones et autres objets numériques.

Une vielle photo polaroïd qui traîne dans ton grenier depuis 10 ans, une tache d’encre sur un mur, ta danse de la victoire, ta poubelle ou ton dressing… l’art est partout, tout le temps, et tu n’en as parfois même pas conscience. Mais si tu n’as jamais réussi à tirer parti de tout ce potentiel – et Dieu sait qu’il est impressionnant – d’autres y arrivent, et même très bien. Tu ne les connais pas ou tu en as vaguement entendu parler; dans les deux cas, Open Minded est là pour que tu restes à la page, et que tu deviennes l’expert en art que tout le monde s’arrache. Aujourd’hui, on s’intéresse aux travaux du photographe Eric Pickersgill.

Eric Pickersgill est un photographe originaire de Floride, aux États-Unis. Diplômé des beaux arts, il nourrit une grande passion pour l’enseignement. Il a, d’ailleurs, été professeur à Charlotte, en Caroline du Nord, entre 2011 et 2013. Ses créations sont empreintes de cet amour pour l’éducation, thème qu’il connecte régulièrement à la photographie.

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Dans sa série Removed, le photographe a pointé du doigt une pratique qui est bien loin de nous être étrangère (toi-même tu le sais, jeune padawan lisant cet article alors que tu pourrais être en train de discuter avec tes potes qui sont juste à côté de toi, là, dans le monde réel) : le phubbing, ou le snobisme du téléphone. Ce néologisme désigne en fait la manie et incroyable addiction qu’on a de rester le nez collé à notre écran de smartphone pour checker tout et n’importe quoi, alors qu’on pourrait communiquer et se sociabiliser au moment même où l’on s’enferme dans le monde virtuel.

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A travers les images de Pickersgill, c’est donc la dénonciation du manque, voire de l’absence totale de communication due à notre hyperactivité numérique qui est mise en lumière, avec une série de portraits pris dans la vie de tous les jours, où nous découvrons donc diverses situations au cours desquelles on peut être pris la main sur le clavier, prêtant plus attention à nos écrans qu’au monde qui nous entoure.

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