Tanya Abjouqa montre les palestiniens de Gaza

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Malgré les nombreux clichés sur les palestiniens, ceux de Tanya Abjouqa montre qu’ils savent se détendre

Tanya Habjouqa est née il y a 30 ans en Jordanie, elle fait partie du collectif « Rawiya » de photographes composé de 6 femmes toutes basées au Moyen Orient. Tanya a couvert un nombre de conflits impressionnant comme celui de l’Irak, du Liban ou encore du Darfour, la fille n’a pas froid aux yeux et va au devant du danger avec une dose de courage que peu ont.

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Elle s’est déjà distinguée en 2009 avec un projet nommé « Women of Gaza », un reportage sur le quotidien des femmes de Gaza. La talentueuse journaliste a touché une bourse, celle du fond d’urgence de la société Magnum qui réserve cette somme aux photographes consacrant leurs travaux à des sujets dont les médias ne prêtent pas attention.

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Elle a sortie il y a deux ans Photoquai exposé au Quai Branly, un photo reportage saisissant sur la vie des palestiniens vivants dans des territoires occupés, s’étant elle-même installée avec sa famille à Jérusalem il y a maintenant 6 ans. Ces palestiniens sont capturés dans leurs moments de détente malgré une liberté de mouvement limitée dans ces territoires occupés.M18_C2bisa_HABJOUQA_2-890x593

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Les images de distraction donnent le reflet d’une communauté différente de ce qu’on peut voir dans les médias important traitant l’« actualité » à chaud. Pour Tanya, il ne s’agit pas seulement de photo journalisme mais d’avoir un élan qui    « participe d’une approche anthropologique, à mon sens plus respectueuse qu’un angle purement journalistique » et qu’elle trouve connectée à sa « propre appartenance à cet environnement » confirme t-elle.

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On sent chez elle un besoin de prendre le temps, de ne pas brusquer les choses pour pouvoir en sortir le meilleur, on ne peut que respecter cette démarche privilégiant la qualité et non l’inlassable course à l’info sans réel fond derrière. La jordanienne souligne « les bons journalistes sont aussi de bons anthropologues ». Elle explique préférer « passer du temps avec les gens plutôt que de débouler chez eux avec mon appareil photo », ça se voit immédiatement dans ses clichés qui dégagent un instant de vie pris avec spontanéité.