Découvrez l’île la plus dangereuse du monde

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Dangereuse et hostile, découvrez l’île sauvage de North Sentinel

A l’image du film « the Beach » de Danny Boyl, vivre en autarcie est un rêve secret que nous portons chacun au fond de nous – ou presque. Là bas vous vous voyez finir vos jours paisiblement, loin de tout, de tout le monde, du métro, de votre boss ou de cette pollution exaspérante. Mais cette idylle n’est pas à la portée de tous et souvent, d’autres y ont pensé avant vous. Ainsi, en 2015 il est impossible de trouver une île paradisiaque inhabitée. 

Enfin si, c’est possible mais en général si personne n’ose s’y aventurer c’est qu’il y a une raison. Qu’elle soit inondée de serpents, habitée par des esprits maléfiques, ou simplement incessible, ces îles désertes ne sont pas de celles où l’on voudrait finir ses jours.  L’île dont nous allons vous parler ici, n’est rien de tout ça, pourtant, elle reste aux yeux de tous, la plus dangereuse du monde. 

Située dans le golfe du Bengale, sur l’île de North Sentinel l’eau est translucide, le sable fin, la végétation abondante et, de loin, ses 72km2 de superficie pourraient répondre en tous points à ce dont vous aviez toujours rêvé. Mais ne vous laissez pas duper par ce paysage paradisiaque car ici, ce n’est pas l’environnement qui vous fera rebrousser chemin, mais ses habitants.

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En effet, l’île est occupée depuis des millénaires par une tribu totalement réfractaire à tout contact extérieur. Estimés à 250 habitants, les Sentinelles font partie des rares civilisations en écart totale avec la civilisation moderne. Se nourrissant de cueillette, de chasse et de pêche, ils n’ont jamais établi de relation avec l’extérieur et font en sorte que cela continue.

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Les voyageurs en quête de nouvelles découvertes qui se sont essayés à l’exploration de l’île de North Sentinel l’ont rapidement compris. Accueillis à coup de flèches et lances, ils sont revenus blessés et traumatisés – pour ceux qui ont survécu. Compréhensible, quand le monde extérieur ne leur a toujours apporté que violence, maladie et irrévérence.

On pense par exemple à ce réalisateur en 1974 qui, passionné par la tribu, avait tenter d’entrer en contact avec eux pour tourner un film, il avait fini avec une flèche dans la cuisse. En 2004, suite au tsunami, c’est un hélicoptère qui venait leur apporter des vivres qui avait subi le même traitement.

Si leur statut est légalement assez flou, les Sentinelles sont aujourd’hui les seuls à vivre sur l’île encore considérée comme région autonome de l’Inde. Ils bénéficient – après un long combat de plusieurs organisations – du droit de rester sur l’île chez eux.

On vous laisse en images.

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