Rencontre avec Dj Cam, le prince du hip hop instrumental.

DJ CAM

Dj et producteur, Dj Cam un précoce de la musique .

OpenMinded a rencontré Dj Cam pour la sortie de son nouvel album « Miami Vice » le 1er juin. C’était pour nous l’occasion d’en savoir plus sur lui … 

Tu as commencé ta carrière très jeune. La musique a-t-elle toujours fait partie de ta  vie ?

Oui la musique a toujours fait partie de ma vie. J’ai acheté mon premier disque tout seul à l’âge de 7-8 ans. C’était comme une évidence pour moi.

On dit de toi que tu es l’inventeur du hip-hop instrumental. Te considères-tu comme tel ? 

A l’époque, je voulais faire du hip-hop, mais je ne connaissais pas de rappeur et je voulais pas faire de hip-hop français. Je voulais travailler avec des américains mais à 17-18 ans, c’est un peu compliqué. Donc j’ai essayé de remplacer les rappeurs par des samples et ça a fait une sorte de hip-hop instrumental. J’étais un des premiers à sortir des albums comme ça du coup j’ai été considéré comme le précurseur de ce style.

Ton nouvel album « Miami Vice » sort bientôt. Peux-tu nous en dire plus ? 

Mon album « Miami Vice » qui sort le 1er juin est une BO imaginaire. En faite, Miami Vice c’était une série TV mythique des années 80. Et en 2005, ils en ont en fait un film. Ca fait maintenant deux ans que je vis à Miami, je me suis refait la série et en ayant grandi j’ai beaucoup plus apprécié la série. Après j’ai toujours eu envie de faire des musiques pour des films et en faisant cet album je pouvais rendre hommage à la série et me faire une carte de visite pour montrer de quoi j’étais capable.

On constate que tu t’inspires de différents styles de musique pour la création de tes morceaux. Y a-t-il un style en particulier qui t’inspires plus ? 

Je sais pas. Je suis assez éclectique. Moi j’aime le hip-hop, la soul, la house, l’électro … Donc j’essaie de mélanger tout ça. C’es un peu dur de mettre une étiquette sur sa musique.

Comment se passe en général la création de tes prods ? 

Eh bien écoute, je me met devant mon ordi, j’appuie sur un bouton et le morceau se fait tout seul. Non je rigole. Miami est une ville très inspirante, très cinématographique, il y a une ambiance … Donc ça m’a beaucoup influencé pour la création de « Miami Vice ».Ou sinon généralement j’ai des images de films en tête ou j’écoute un morceau et je me dis que ce serait cool de faire un truc dans le genre. Mais mes inspirations peuvent me venir d’une expo, d’une scène… et à travers ma musique je retranscris ce que j’ai vu. C’est très visuel !

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Quand tu te trouves sur scène quel sentiment ressens-tu ?  

J’aime bien être sur scène. Ca fait très longtemps que je fais ça, j’ai vu toutes les scènes et les festivals du monde. Mais je garde toujours une petite appréhension avant de monter sur scène. Mais à côté de ça, j’adore rencontrer mon public, faire danser les gens … C’est un kiff !

Y a-t-il un événement en particulier qui a lancé ta carrière ? 

Ca c’est une bonne question ! En fait, je me suis lancé un peu tout seul. Quand j’ai commencé, il n’y avait pas de structure, je connaissais personne dans la musique … Du coup j’ai fait ma musique tout seul et j’ai monté mon propre label.

Et donc pour toi c’était important d’avoir ton propre label ? 

Eh bien écoute, je me suis dit que si personne ne voulait de moi,  c’était soit, je ne fais jamais de musique , soit je crois en moi. Et j’ai cru en moi, du coup j’ai dû apprendre comment on presse un disque pour pouvoir le vendre. Mais je suis toujours resté indépendant, même quand j’ai signé chez SONY, j’ai toujours contrôlé mon propre buisness.

Tu mixes depuis longtemps déjà. Tu es plutôt platine vinyle ou CD ?

Ni l’un ni l’autre. Maintenant je suis sur Serato, c’est un logiciel qui reproduit ce que tu pouvais faire avec les vinyles sans avoir à les transporter. C’est comme une interface mais avec les mêmes genres de sensations que si tu étais sur vinyles.

Et à la fameuse question es-tu open minded tu réponds ? 

Grave ! Je suis ouvert à tout, j’ai aucun à priori. J’écoute de tout, je vais voir de tout. Je trouve ça super important.

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