Farewell, le street artist dont Paris ne peut plus se passer.

FAREWELL

Farewell, un artiste aux multiples casquettes.

Vous l’avez sans doute déjà croisé. Dans le métro, dans une station Vélib, devant une boite aux lettres, ou encore près d’un panneau d’affichage JcDecaux. Vous n’avez pas fait attention à lui, dommage. Farewell c’est le street artist mystérieux aux installations toujours plus surprenantes et décalées. Cet anonyme d’île de France a su -et sait toujours- jouer avec l’environnement urbain comme personne.

Plus pacifique que nerveux, Farewell passe par les portes. Mieux, il possède les clés. Loin d’avoir une penderie commune, il collectionne également le camouflage nécessaire pour travailler incognito et ne pas (trop) se faire remarquer.

FARWELL

Il détourne ainsi le quotidien des parisiens et redonne de la couleur à Paris et aux journées de ses habitants. Rafraîchissantes, ces inventions dénoncent avec ingéniosité et finesse les travers de notre société.

Plein d’humour, Farewell s’amuse des médias et de la publicité. Dans une de ses créations, l’artiste tourne en dérision l’attroupement médiatique qu’a connu la commune de Bugarach lors de la « fin du monde » de 2012. Il joue la carte à fond (pour notre plus grand plaisir) en se déguisant en alien et nommant sa vidéo « La vérité est ailleurs ».

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En 2013, il aménage une chambre dans les sous sols du métro parisien et intitule cette installation « Aide personnalisé au logement« . Un clin d’oeil grinçant aux problèmes de logement que connaissent nombre de parisiens.

Cet anti métro-boulot-dodo est sans cesse en quête d’idées pouvant redonner un peu de vie et de légèreté au paysage urbain. Dans cette lignée, Farewell a, il y a quelques mois, décidé de faire pousser du gazon dans le métro du 17 arrondissement. L’artiste a pour cela, jeté des graines à travers des grilles placée au dessus de métro « Rome » . Quelques jours plus tard, les usagers découvraient de la véritable pelouse sur les rails.

FARWELL

Dans une interview exclusive pour Oeil de Links, l’anonyme s’exprime « la condition street art web est primordiale« . En général ses installations sont assez éphémères, quelques minutes, quelques heures ou une journée. Ainsi, pour les malchanceux qui n’étaient pas au bon moment au bon endroit, Farewell possède un site internet et une page Facebook dans lequel il diffuse ses travaux.

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