Shaming : le lynchage et l’humiliation 2.0

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Le Shaming: ou comment 140 caractères peuvent ruiner ta vie

Les tweetos, ces grands justiciers… C’est bien connu, les tweets se font entendre bien plus vite qu’on ne le pense. Combien sont-ils, scotchés face à leur écran, les doigts sur le clavier, cherchant les 140 caractères qui pourraient les faire décoller ? Ils sont nombreux en effet. De l’humour politique incorrect à la blague déplacée, tout y est. Chacun tente de répertorier sa blague avec le bon hashtag sans forcément y arriver.

Sans le savoir, Justine Sacco a réussi. Malheureusement pour elle, le buzz n’est pas allé dans son sens mais lui a fait du tort, bien plus qu’on ne peut l’imaginer. Suppression de compte, dépression, violence verbale et virtuelle, licenciement… Bienvenue dans le monde du lynchage 2.0 : bienvenue dans le monde du Shaming.

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Vous avez tous entendu parlé de l’affaire du licenciement d’une employée avant même son premier jour de travail via Twitter. Et bien sachez qu’elle n’est pas la seule, et sachez surtout que Twitter est un gouffre sans fin si votre humour ou vos 140 caractères déplaisent à la twittosphère.

En effet, quand un tweet ne plaît pas, c’est toute une communauté qui se serre les coudes et fait tomber la réputation virtuelle d’un simple pseudonyme. Jon Ronson du New York Times en a fait l’étude « Comment un simple tweet peut-il ruiner votre vie ? »

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140 caractères suffisent à vous détruire et comme je vous le disais, Justine Sacco en a fait les frais. Avant de s’envoler pour le Cap en Afrique elle tweetait « Je vais en Afrique. J’espère que je n’attraperai pas le Sida. Je plaisante. Je suis blanche ! ». Humour douteux qui apparemment n’a fait rire qu’elle. Un hashtag a été crée, le lynchage a commencé, Justine qui travaillait dans la communication s’est faite licencier dans les heures qui ont suivi. Malgré la suppression de son post et ses excuses rien n’y fait, Justine Sacco est rayée de la twittosphère.

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Nombreux sont les exemples : l’humiliation publique est devenue banale, le Shaming prend place peu à peu. Le problème de Twitter est que les persécuteurs sont soutenus et motivés par les commentaires de chacun et les re-posts, l’effet de masse est vite créé.

Moralité : n’est pas « open minded » qui veut.

En revanche, on en connaît qui ferait mieux de retenir leurs pulsions avant de tweeter car il y a ceux qui ont de l’humour et ceux qui n’en ont pas.

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