Hier t’étais pas bourré, t’étais pire !

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Porter et supporter tes potes bourrés : tout un art

En soirée, certains de tes potes aiment bien se retourner le crâne pour kiffer, normal tu me diras. Ils veulent profiter du bon son et de l’alcool à profusion. Bon ok toi aussi. Mais par un concours de circonstances énorme, tu te retrouves à devoir « t’occuper » de tes potes complètement éméchés. Alors pour les porter…ça va. Tu as encore quelques notions d’un vieux cours de Judo auquel ta mère t’avais emmené de force, ça fera l’affaire. Mais pour les supporter…C’est une autre histoire.

Il est toujours bon de faire la fête avec tes potes, de boire un verre (ou deux, ou trois) pour oublier ta longue semaine de taf ou de cours. Le problème c’est que certains de tes potes vont plus loin et sachant que tu es le SEUL mec encore sobre, tu te dois de t’occuper d’eux -merci…

Bien sûr, c’est mission impossible de les faire quitter le bar où vous avez fait escale depuis plus de deux heures car ils s’amusent comme jamais, beaucoup trop alcoolisés pour réaliser que le dernier métro est entrain de filer vers l’infini et l’au-delà. Il est 2 heures du matin, l’alcool a quitté tes veines depuis bien trop longtemps mais tes potes ont bu pour deux, pour mille, pour toute la putain de ville – et tu subis – quoi que le mot est faible.

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Ta conscience te travaille mais tu ne peux décemment pas les lâcher en plein milieu de la nuit, bourrés et capables de tout, surtout du pire.

Un mec bourré n’a pas le même esprit qu’un mec sobre, ça l’air con à dire mais ça a toute son importance pour la suite. S’il aperçoit une fille au loin, il passe en mode séducteur (beau gosse t’as vu !). C’est sympa de le voir se prendre des bâches mais s’il insiste et commence à s’embrouiller, tu te dois d’intervenir pour sa dignité – et un peu pour la tienne. Il est ULTRA relou, prêt à se battre avec n’importe qui et tes autres potes bourrés suivent le mouvement, – tous en chœur dans la connerie ! Te voilà obliger de raisonner, non pas un mais trois voire quatre potes bourrés et la psychologie, ça a jamais été ton truc. Du coup, tu regrettes les cours de socio auxquels tu n’as jamais assisté.

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Il est 3 heures du mat et marcher ça commence vraiment à les gonfler. Mais c’est pas pour autant qu’il s’arrêtent, ah non, il y en a toujours un qui continue à faire le show, l’infatigable du groupe. Il s’arrête devant une grille de métro, il te regarde et te balance en yaourt que, « c’est bon c’est l’heure, on peut prendre le métro ». Seul petit détail, il est le seul à y croire et tu dois faire preuve de tout le tact du monde pour lui expliquer que le métro, ça fait longtemps qu’il est parti sans lui. Mais du tact t’en as plus, t’hésites à le laisser là, alone, à te casser et reprendre ta soirée là où tu l’avais laissée, mais bon – conscience quand tu nous tiens.

Comme tous types qui se respectent (ou pas) : ils veulent trouver une boite pour continuer la soirée. 4h du matin… même pas peur ! Ils arrivent devant le videur, bière à la main alors que tu leur as déjà dit environ 236 fois que ça ne passerait pas. Ils tentent quand même de rentrer, se prennent la veste de leur vie mais continue à soûler le videur – sur un malentendu, ça peut marcher. Bien sûr, le videur, c’est pas un tendre et tu dois éviter la crise diplomatique et la baston qui se préparent si tu veux retrouver ton cher et tendre pieu avant lundi.

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Et pour finir, en fin de soirée – au petit matin, il y a toujours ce pote qui part en bad, en dépression parce qu’il a croisé une meuf qui ressemble à son ex. Evidemment elle ne lui ressemble absolument pas, mais ça, ça le dépasse. Ça fait un an et demi qu’ils ne sont plus ensemble et donc un an et demi qu’il voudrait l’oublier. Le problème, c’est que l’alcool réveille ses souvenirs.

Confessions de fin de soirée, c’est le début des révélations existentielles, les réflexions sur le sens de la vie fusent, les pires hontes, les non-dits, on fait le tour. Là t’es vraiment à deux doigts de les abandonner et de ne plus jamais les revoir – mais tu te dois de le réconforter : bro’s before hoes.

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