Focus sur Floating Points

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Floating Points, un nom énigmatique pour une musique qui dit de l’amour à nos oreilles.

Je ne vais pas me cacher. On m’a demandé d’écrire cet article. Difficile de faire la moue quand on demande d’écrire quand j’ai su ce qu’on m’a demandé d’écrire. Et puis de toute manière, je n’ai pas la force mentale ou psycho-je-sais-pas-quoi de résister à la puissance des grands manitous d’OPN.

Bon, côté début d’article, j’pense qu’on peut difficilement faire pire… Passons direct à la suite.

Floating Points donc. Oui, c’est écrit dans le titre de l’article mais ça fait quand même réfléchir. Le grand Wikipedia himself s’y perd et nous parle de choses complétement insaisissables. Ce nom énigmatique est porté par Sam Sheperd. Un anglais de Manchester qui a décoré son bureau avec un PhD en neuroscience de la douleur. Je reconnais que ça peut faire peur. Mais là où cet homme trouve un réél intérêt pour la musique, c’est dans son alter-ego : Floating Points. Véritable voyageur musical avec un univers qui semble commencer là où celui des autres s’arrête. Sam entame cette vie de saltimbanque en 2009 avec la sortie d’un EP en édition limitée chez Eglo Records. For You et Radiality poussent les asthmatiques à courir et les chauves à friser. Le genre de release qui en fait réagir plus d’un. On commence alors à parler de lui un peu partout. Sa place actuelle de chef de file de la nouvelle école qu’on lui donne aujourd’hui se confirme avec ses sessions 100% vinyles dans lesquelles la foule vient à la rencontre de pépites house, disco, techno et soul. Il confirme sa volonté de création avec le Floating Points Ensemble qui se fait remarquer par Gilles Peterson et ses Worldwide Awards.
Côté musique, Sam a eu le droit aux cours de solfège et à une éducation musicale classique, la même qui fait frémir les plus jeunes d’aujourd’hui. Ce background lui permet de délivrer une musique profondément innovante. J’en viens même à me demander s’il y a un lien avec ses études et si sa musique ne serait pas un traitement anti-douleur. Une chose est sûre, des morceaux comme Arp 3 et Montparnasse s’imposent comme des sons influents.

floating points 3 sons

Un peu plus haut, j’ai lancé le nom d’Eglo Records sans la moindre sommation. Ce label britannique a vu le jour à la fin de 2008 sous l’impulsion de Sam et de Alexander Nut que l’on connait aujourd’hui pour son boulot pour Rinse FM. À l’époque, le label voit le jour pour permettre la sortie du premier EP de Floating Points en 2009. Un départ tout en puissance qui a fait de ce label un véritable prolongement de la vision musicale des deux compères.
En effet, Eglo Records est devenu un véritable incubateur pour des artistes électroniques. On y retrouve ainsi des noms comme Arp 101, Funkineven ou une certaine Fatima Al Qadiri. Cette famille musicale n’a de cesse de releaser de belles choses avec une qualité indéniable preuve d’une ouverture d’esprit (non aucun bonus quand j’utilise cette expression). Petit Eglo est donc devenu grand avec l’objectif de rester intéressant toutes scènes confondues.

floating points eglo records

Prenez donc le temps. Plongez vous dans ce roster fou et allez faire un tour du côté de youtube pour expérimenter de nouvelles musiques. Côté recommandations sonores : Fatima Al Qadiri, Arp 101 et, bien évidemment, Floating Points, font partie de mes favoris.

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