En Californie, on dit oui avant de passer au lit



yes means yes

Une nouvelle loi a été instaurée en Californie pour que les jeunes filles disent clairement OUI avant un rapport sexuel.

Je me demande dans quel monde on vit en Californie, si les Bisounours règnent en maîtres là-bas ou si c’est simplement leur envie de bien faire pour les jeunes filles en fleurs qui ne contrôlent plus leur coeur ni leur corps à la tombée de la nuit et des bouteilles qui aveuglent les dirigeants californiens.

Leur nouvelle loi, baptisée Yes means Yes part d’un bon sentiment, tellement que ça fait chaud au coeur de voir autant de mobilisation pour protéger les filles sur les campus universitaires contre le viol, les agressions sexuelles et les garçons trop entreprenants lorsqu’ils ont ingurgités tous ces produits mauvais pour leur hormones.

Et pourtant, comment peuvent-ils croire une seconde que cette loi- certainement la plus théorique du monde- va réellement empêcher les rapports sexuels entre filles et garçons dans un état second lors des soirées étudiantes, parce qu’elles auront dit OUI ?

Selon le texte de loi signé dimanche par le gouverneur de Californie, Jerry Brown, les partenaires sexuels doivent donner «leur accord explicite, conscient et volontaire» avant tout rapport sexuel.

«L’accord explicite ne peut être donné par quelqu’un d’endormi ou d’inconscient», ou s’il ou si elle est «sous l’influence de drogues, d’alcool ou de médicaments.» En théorie, cette loi est parfaite, rien à y redire puisque elle promulgue les bases de n’importe quelle relation sexuelle saine depuis toujours aka le consentement total des deux personnes concernées pour s’envoyer en l’air mutuellement.

Mais en théorie, tout le monde sait que tout se passe toujours comme il faudrait. En théorie, le mariage dure jusqu’à temps que la mort nous sépare et pourtant un couple sur deux va divorcer dans les larmes et dans les cris.

debauche

Lorsqu’on est jeune et déterminé à conquérir le monde sur les bancs de l’Université, les soirées étudiantes sont synonymes de détente et de beuverie, d’alcool, de drogues à foison et de filles ou de garçons prêt à se séduire et plus si affinités pour rentrer tranquillement faire ample connaissance dans le lit une place de leur chambre universitaire.

Bien sûr et ce n’est pas négligeable, il y a toujours des dérives, des garçons trop pressés sans parler de ceux qui n’ont aucun problème à abuser des filles beaucoup trop inconscientes pour s’en rendre compte, mais en général, les filles sont aussi d’accord que les garçons lorsqu’il s’agit de clore la soirée sur une note sexuelle. Oui, elles ont trop bu mais l’alcool n’altère pas leur capacité à savoir ce qu’elles veulent faire de leur corps et les garçons ne sont pas tous des animaux qui ne laissent pas le choix.

Et puis une fois que les tourtereaux d’un soir se sont éloignés de la foule pour aller coucher ensemble, je ne les imagine pas tout stopper dans le feu de l’action pour se regarder dans le blanc des yeux et se dire OUI, oui j’ai bien envie qu’on ait un rapport sexuel maintenant, que ce soit en Californie ou ailleurs, bourrés, défoncés ou le plus sobre du monde. L’alchimie des corps est bien plus parlante qu’un OUI qu’on a pas envie de dire à voix haute, tellement il enlève de l’authenticité au moment.

La loi Yes means Yes ne reflète en rien les vraies relations sexuelles des jeunes californiens et pire, elle a aussi ses travers. Car si l’accord ne peut être donné par quelqu’un d’endormi, d’inconscient ou sous l’emprise d’alcool/de drogues, je ne pense pas que le garçon en passe de transgresser cette règle pour assouvir ses envies en fasse une condition suffisante pour rebrousser chemin.

La seule solution pour que cette loi utopique fonctionne réellement serait qu’un agent du gouvernement californien se cache derrière chaque porte de chaque chambre universitaire pour récolter les OUI des étudiants prêts à consommer charnellement. Bien évidemment, ce n’est pas possible parce qu’on ne fait pas respecter les lois comme ça , on compte sur le bon sens des citoyens et parce que ces agents ne survivraient pas plus d’une soirée sur les campus universitaires.

Alors voilà, il y a une nouvelle loi en Californie pour que les jeunes filles disent explicitement OUI avant un rapport sexuel et on veut nous faire croire qu’un seul mot suffit pour les protéger des garçons aux penchants sexuels trop prononcés et que ça se passe réellement comme ça dans la vie. Rappelez moi de rayer la Californie de ma liste  » les endroits où je voudrais finir ma vie ». 

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