Swift Guad, le narvalo qui fait du rap

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Le rappeur Swift Guad et fondateur du Narvalow Club sort son nouvel album solo, La chute des Corps, disponible le 29 septembre.

Originaire de Montreuil, Swift Guad est un narvalo dans l’âme, marginal de son plein gré et toujours là pour défendre sa cause. Avant qu’il commence sa tournée, Open Minded l’a rencontré pour parler de La Chute des Corps, son neuvième projet solo. Rencontre avec le rappeur narvalo par excellence qui se prend définitivement pas au sérieux.
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Présente toi en quelques mots pour les gens qui te connaissent pas.

Swift Guad, rappeur originaire de Montreuil, qui a commencé dans les années 2000 par la production et qui s’est mis au rap après et je sors mon neuvième projet solo et j’espère que les gens vont répondre à l’appel.

Ce nouvel album s’appelle La Chute des Corps. Pourquoi tu l’as appelé comme ça?

Il y a toujours un délire apocalyptique, un petit peu comme dans Hécatombe au final ! On va dire que le fond n’a pas changé mais que la forme a un peu changé mais oui c’est la chute, c’est la chute à nous tous de toute façon, c’est pas que la mienne !

T’as changé de délire depuis « On s’en sort bien » avec Saké. Comment ça se fait que t’as changé de délire dans la manière de poser, de produire surtout ?

Honnêtement j’ai pas changé, j’ai évolué. Le son a évolué, j’ai évolué avec mon temps. Je pense pas avoir vraiment changé, c’est plus les gens qui ne veulent pas changer.

Est-ce que t’as de nouvelles inspirations depuis ces sons là ?

Pas spécialement mais j’ai ré-ouvert un peu plus mes oreilles ces dernières années parce que les rappeurs avec leur égo ils ont tendance à se renfermer sur eux-même, à n’écouter que leurs propres chansons et c’est vrai que j’ai ré-ouvert les yeux sur ce qui se faisait et je me suis pris une bonne baffe.

Tu sais ce que c’est Open Minded, tu connais la culture des narvalos, on a la même chose. Donc d’où ça te vient cette idée de mettre narvalo partout de ton côté ?

Oui on m’en a parlé! Ça vient de Montreuil parce que je viens de là-bas et que c’est un peu notre marque de fabrique, c’est notre language et puis je pense que c’est le mot qui correspond le plus à notre état d’esprit, en fait.

On parlait d’évolution tout à l’heure, qu’est ce que tu penses du rap actuel en ce moment et surtout du fait que ce soit de plus en plus scindé, musicalement ?

Je pense pas que ce soit scindé, je pense juste que les publics changent en fait. Le rap c’était peut-être censé être un mouvement éphémère qui devait pas durer longtemps et manque de bol pour eux, c’est resté. Le mec de 16 ans qui écoute du rap aujourd’hui n’a pas du tout la même culture que celui qui a 35-40 ans qui écoutait le rap de l’époque. Je pense pas que ça se soit scindé, honnêtement, je pense pas que ce soit l’auto-tune qui les a fait se scinder ou que ce soit la frontière, je pense juste que ça a évolué et que dans dix ans ça sera encore différent.

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Est-ce que t’as été à un concert de Booba ou de rappeurs comme ça récemment et que t’as remarqué que le public est pas le même qu’il y a dix ou quinze ans ?

Des concerts plus mainstream, tu veux dire ? Je pense que le public maintenant il vient plus aux concerts pour s’amuser que pour écouter du lyrics ou s’abreuver en pensant faire la révolution mais d’un côté ça me parle aussi tu vois. La vie c’est ça, il y a des moments sérieux où tu dois être véner et t’as des moments légers où tu peux rigoler et l’album que je sors lundi c’est un peu un reflet de ça.

Tu vas préparer une tournée pour cet album ?

C’est prévu, là j’ai déjà commencé pas mal de dates, on a fait Nantes, Clermont-Ferrand ces derniers jours, là on part avec Dj Blaise après-demain en Suisse à Montreux.

Et à Paris ?

On finira à Paris donc c’est pas pour tout de suite, j’en parlerai quand j’aurai plus d’infos.

On connait très bien les Suisses et les Belges sur le rap français, ils adorent ! C’est quoi ton public préféré entre nous ici, les Suisses et les Belges ?

Ça dépend parce que quand tu dis « nous, ici », il y a nous en France et nous, à Paris et c’est deux pays différents la province et Paris mais franchement j’ai pas de préférence, je me suis bien amusé là à Nantes et même à Clermont-Ferrand où il fait froid, c’était cool. Voilà, moi avant j’étais plus branché Toulouse, les villes du Sud mais maintenant j’ai plus d’apriori comme ça, même en Suisse les gens prennent leur pied . A la rigueur, le public parisien c’est le plus difficile à conquérir mais après c’est normal, c’est notre chauvinisme parisien !

Raconte moi un vrai truc de narvalo que tu aies fait.

Quand j’ai enlevé les poils d’un hérisson pour le manger ? Non, je déconne ! Non, je peux pas dire les conneries que j’ai faites, j’en suis pas fier donc j’en parle pas.

Si je ne m’abuse, t’as annulé le Narvalow City Show cette année ?

Non j’ai pas annulé! Déjà Narvalow c’est une équipe c’est une décision qu’on a pris ensemble et on a annulé à cause des gens avec qui on travaille, les institutions, les mairies et surtout leurs assurances qui avaient peur des mauvaises conditions météo qui étaient annoncées. Peut-être que ça cache aussi d’autres choses mais le fait est que les années précédentes ça s’est très bien passé donc on a pas trop compris non plus mais ça veut pas dire qu’il y en aura pas d’autres.

Dernière question qu’on pose à tout le monde, es tu vraiment open minded ?

Moi ? Mais bien sûr que je suis open minded, tous les jours ! C’est ce qui nous fait avancer quoi ! En tout cas, cet album c’est vraiment vis à vis de ça, je me suis vraiment ouvert d’esprit, j’ai envie de parler avec des gens ouvert d’esprit parce que c’est bon les gens avec un balai dans le cul j’ai donné pour eux, j’ai donné même des manches à balais !

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