Ello, le réseau social qui tacle Facebook


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Ello, le nouveau réseau social sans publicité qui veut faire de l’ombre à Facebook.

Branle-bas de combat dans le monde impitoyable de l‘Internet : Ello vient de faire son apparition pour redonner ses titres de noblesse aux réseaux sociaux et éradiquer pour toujours notre Facebook international, ancré dans notre coeur et dans notre vie comme jamais. Avant Facebook, l’indétrônable réseau social, qu’on appelait pas comme ça à l’époque, était MSN et sa disparition, bien que beaucoup trop tardive, nous a tous fait mal, comme si une part de notre adolescence s’envolait avec.

Là, ce serait différent, la déchirure serait moindre car notre vie sociale ne risque pas de disparaître avec Facebook : beaucoup d’autres alternatives comme Twitter et Instagram ou  Tinder et Cuddlr pour les plus handicapés des relations sociales, sont là pour nous aider. Mais, osez nous regarder dans les yeux et nous dire que le premier réflexe lorsque vous êtes sur Internet n’est pas d’ouvrir votre page Facebook ? Voilà, vous ne pouvez pas vous en passer, moi non plus et je n’arrive pas à imaginer ma vie en remplaçant le mot Facebook par Ello dans mes conversations trépidantes du quotidien. Pourtant, Ello vend du rêve, de la transparence de la simplicté et aucune publicité. Explications.

 

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Ello, sur son interface tout en sobriété et en simplicité , annonce la couleur sans faire de détour :  » votre réseau social préféré est possédé par les annonceurs ».  Ils sont cash, ils nous disent sans artifice que nous ne sommes que des produits pour le géant bleu du social et qu’ils sont là pour nous sauver du naufrage qu’a crée Facebook dans nos vies privées et dans nos données Internet. Les trois créateurs le revendiquent comme un réseau social sans publicité dans l’unique but de «se connecter, créer et célébrer la vie.»  C’est si joliment dit, on a vraiment envie d’y croire.

Le principe est simple, on s’inscrit en demandant une invitation directement via le site Ello ou grâce à un ami déjà dessus puis on choisit son pseudonyme. Là aussi, Ello veut se démarquer de Facebook : les utilisateurs ne sont pas obligés de décliner leur vraie identité, un pseudo suffit. Un bon point en matière de confidentialité qui a ses limites : si le pseudo peut brouiller les pistes, il n’y a aucun moyen d’empêcher un autre utilisateur d’accéder à son profil ou de le bloquer en cas de harcèlement.

Une fois, cette première étape passée, on choisit de classer les utilisateurs d’Ello qu’on connait dans «  Amis » ou « Noise« , « bruit » en français, et on fait défiler la page principale pour suivre leurs actualités. Personnellement, je le prendrais mal d’être considérée comme du bruit. Comme tout le monde, j’ai plein d’amis Facebook qui ne sont pas vraiment mes amis dans la vie mais ce ne sont pas non plus des nuisances sonores pour moi.

Depuis l’ascension fulgurante d’Ello, les médias du monde entier chérissent cette nouvelle attraction d’Internet en espérant pas si secrètement que ça qu’il détrônera enfin Facebook, ce monstre qui leur vole la vedette sur l’info depuis bien trop longtemps maintenant. La révolution anti-facebook est-elle lancée ? Selon les créateurs d’Ello, il recevaient plus de 4000 demandes par heure jeudi soir et certains utilisateurs ont même poussé le vice jusqu’à vendre des invitations sur Ebay.

Mais, à l’heure où les réseaux sociaux sont devenus le meilleur moyen de gagner en popularité pour les marques, les magazines, les bloggueurs et tous ceux qui rêvent, un jour, de faire le buzz, Ello va forcément connaître des dérives. Plusieurs marques de prêt-à-porter ont déjà envahi la plateforme dans l’espoir de trouver dans ces utilisateurs curieux, avant-gardistes et pas comme les autres, des clients potentiels.

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