StopFake le site qui révèle la désinformation des Russes

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StopFake le site qui fait réfléchir sur les informations et les images que les médias révèlent

Les guerres ne se gagnent pas uniquement avec des armes. En effet, pour avoir un plein succès lors d’un conflit armé avoir le soutien de l’opinion publique et internationale est une chose indispensable. Les médias ont donc un rôle primordiale dans cette optique. Cela est encore plus vrai à notre époque où l’information se diffuse en un rien de temps grâce à internet et aux réseaux sociaux qui font que le monde entier est au courant de ce qui se passe aux quatre coins de la planète. Évidemment comme dans toutes guerres, les camps qui s’opposent sont près à tout pour arriver à leurs fins. Pour désinformer à notre époque, la censure est rare mais la manipulation des images et de l’information est quelque chose d’assez fréquente. Un journal télévisé par exemple livre des images qui ont été montée puis rajoute les commentaires que le journaliste à lui-même écrit. Ainsi il peut faire dire ce qu’il veut aux images et difficile de contredire car comme dit l’expression « les images parlent d’elles mêmes ». Justement non, car de nombreux exemples prouvent que les clichés ont souvent déformé la vérité. Autre technique souvent pratiquée c’est l’utilisation d’une photo ancienne et réutiliser pour un événement actuel. Si les spécialistes du genre sont les pays dictatoriaux tels que la Corée du Nord ou la Birmanie, la France n’est pas en reste. Rappelez-vous lors d’une sortie présidentielle à Oyonnax le 11 novembre 2013, TF1 avait décalé le son des huées pour qu’il soit pile quand François Hollande sorte de la voiture. Plus récemment lors du journal de 20h toujours sur la première chaîne, les images diffusées lors des échauffourées en marge d’une manifestation pro-palestienne ont été manipulées modifiant toute la véracité du scénario conté par le journaliste.

 

Face à la désinformation, des étudiants journalistes ukrainiens s’insurgent

Cependant la France n’est pas le pire pays dans ce genre pratique. Le conflit en Ukraine est aussi un bon exemple de désinformation par l’image. C’est d’ailleurs dans ce pays qu’est née le premier site révélant les fausses informations. Fondé par quelques étudiants journalistes de l’école de journalisme Mohyla de Kiev, StopFake comme ils l’ont nommé à rencontré un petit succès avec pas moins de 60 000 abonnés tout réseaux sociaux cumulés. Ce projet scolaire vise évidemment à démonter la propagande russe. Par exemple StopFake a révélé qu’une photo publié qui montrait un char en Ukraine en feu n’a pas du tout été prise à notre époque mais en juin 1989 durant les événements sur la place Tienanmen.

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De la même façon StopFake ne croit pas à la version qui mettrait en cause l’armée ukrainienne lors du crash de l’avion MH17 de la Malaysia Airline. Le site avance des preuves qui laisse en effet en perplexe.

StopFake qui paraît gênant n’a pour l’instant reçu aucune pression d’un camp ou d’un autre. Preuve que la liberté d’expression existe (encore) bel et bien.