Le BASE jump pour les nuls

base-jump-

 

Tiens qui ne s’est jamais dit et si je sautais de la Tour Eiffel ? Le BASE jump le fait !

Arte diffuse ce week-end dans son émission Tracks, un reportage sur le BASE Jump. L’occasion de revenir sur certainement le plus extrême des sports extrêmes.

Tu te prends pour un foufou, pour Tony Montana car t’as fait un saut à l’élastique aux Solidays ou si t’es vraiment un guedin tu as fait ton baptême de saut en parachute. Attention tu vas redescendre d’un étage car là on va parler de mecs qui en ont puisqu’ils pratiquent le BASE Jump. Ce sport méconnu est d’ailleurs le sujet de Tracks l’émisssion de culture urbaine d’Arte. Une bonne occasion de suivre des basejumpers frenchys et les voir notamment sautés de notre chère Tour Eiffel. Mais bon si t’as pas le temps de regarder la TV, Open Minded va t’expliquer le béaba du BASE Jump.

 

Alors d’abord un peu d’histoire. Déjà  BASE est l’acronyme  des termes anglais Buildings, Antennas, Spans, Earth. Celui qui est considéré comme le créateur de cette pratique est l’américain Carl Boenish qui a sauté à de multiples reprises de la montagne El Capitan en 1978. Bon pour info ce bon monsieur s’est tué en sautant en 1984, en Norvège voilà voilà… Pour bien différencier le parachutisme du BASEJump cela ne réside pas seulement dans le fait que les basejumpers sautent d’objets fixes (buildings, montagnes, antennes, ponts…) et non d’un avion. Il y a aussi une vraie différence d’altitude. En effet la hauteur raisonnable pour un saut en parachute est d’environ 800 mètres alors qu’un basejumper peut s’élancer d’à peine 100 mètres. Tranquille. Evidemment le risque est plus grand car il faut ouvrir son parachute rapidement (étourdie s’abstenir). A noter aussi qu’en BASE jump il n’y a pas de parachute de secours (sinon ça serait trop facile) car la durée des sauts est trop courte. Et pourtant d’après un pratiquant chevronné, Jacques Malnuit, la version extrême du parachutisme est 10 fois plus dangereuse, on comptabilise d’ailleurs 12 décès par an. Le principal risque étant d’heurter l’objet duquel le basejumper vient de sauter en ouvrant son parachute. Cela explique peut être qu’il n’y est qu’entre 8000 et 10000 pratiquants dont 200 français.

Bon autant dire que le premier venu ne peut pas tenter l’expérience sous peine d’y laisser quelques plumes. Et malheureusement il n’existe aucune véritable formation. Donc si tu as les corrones et que tu veux tester, il vaut mieux commencer par avoir une sacrée expérience en parachutisme. A savoir tout de même que le BASE jump dit « urbain » est illégal (sauf autorisation particulière)…

 

Néanmoins ceux qui maitrisent le BASE jump doivent apprécier les sensations et notamment la vitesse puisque les basejumpers peuvent atteindre 200 km/h voire plus avec un wingsuit. Et puis pour les trouillards, c’est toujours impressionnant de mater des mecs se jeter dans le vide. Comme sur cette vidéo où deux basejumpers s’élance de la plus haute tour du monde, la Burj Khalifa de Dubaï (828 mètres). Et cocorico ce sont des français en la personne de Vincent Reffet et Fred Fugen.

  

Si vous préférez la quantité à la qualité il y a aussi ces 2200 sauts réalisés sur 3 jours par 91 basejumpers de 17 pays. Cette fois ils sautent de  la Menara Kuala Lumpur qui se trouve en Malaisie. Hauteur du saut : 300 mètres (même si la tour avec antenne monte à 421 mètres).