L’album du jour : Between The Ages de The Supermen Lovers

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The Supermen Lovers ? C’est quoi déjà ?

Oyé oyé, jeunes lectrices et jeunes lecteurs ! Vous vous en êtes sans doute rendus compte en surfant sur la foultitude d’articles d’Opn, depuis un peu plus d’un mois, un jeune groupe de pirates s’est installé sur la section musicale du blog pour distiller quelques pépites musicales plus ou moins intelligentes. Ce jalon d’essai visant à éduquer vos tympans passe désormais la vitesse supérieure pour partir sur des semaines thématiques. Et oui ! Quoi de mieux qu’un fil conducteur pour se balader dans sa discothèque ? Certains la rangent en ordre alphabétique, d’autres par genres et les plus zélés le font par ordre autobiographique.

Hé ! Nous revoilà enfin ! On ne vous a peut être pas manqué mais on reprend le canapé d’Open pour une semaine pendant laquelle on va s’intéresser à ce que la disco de nos parents est devenue. Le sujet est en effet assez gros et les avis partent très souvent dans tous les sens en donnant naissance à des débats sur les étiquettes à donner à tel ou tel artiste ou à tel label. On prend sur nous pour vous présenter ce qu’on a ressorti de toute cette histoire avec l’avènement de ce que l’on appelle aujourd’hui la nu-disco que certains appellent indie dance.

Pour faire ça dans les règles de l’art, il fallait que l’on se tourne vers un homme qui pourrait être notre papa et qui a su redonner ses lettres de noblesse à un groove et une funk de moins en moins écoutée. L’histoire de The Supermen Lovers commence à l’époque du collège voire du lycée. Un mec au faciès de Picasso et une souris enregistre un tube que toutes les chaines de TV, les radios et les DJ s’empressent de jouer : Starlight.

Impossible alors de passer à côté de ce tube. N°1 des charts français et 2 outre-manche, on a tous déjà lâché notre petit lipdub en écoutant ce son. Mais il est impossible de limiter la carrière de Guillaume Atlan à ce seul titre. La preuve est là avec ce 3ème album – et oui – que l’on vous a ramené aujourd’hui.
Si Starlight est sorti en 2001, le titre a été suivi en 2005 par Boys In The Wood et en 2011 par Between The Ages. Ce long format signe véritablement le retour du projet solo de Guillaume sur les devants. Les 6 ans qui ont séparés les deux releases ont en effet failli avoir raison du groove que l’on peut retrouver ici avec quelques petits projets par ci par là. Ce n’est qu’après avoir rencontré le chanteur de Delegation – qu’on retrouve d’ailleurs dans BTA – que l’envie revient et que l’album prend vie dans l’esprit et le studio parisien de La Tebwa.

Nous voilà donc propulsé dans un nouvel opus qui vient réaffirmer la funk mais aussi l’envie de produire. L’univers se pose dès le premier son : une intro voix de radio sur laquelle on retrouve pour la première fois la voix de Natty Fensie (dont on vous parle ici) qui sera présente au long de toutes les interludes qui jalonnent ce trip complétement shooté aux lignes de basses funk et autres délires qui laissent penser que Bootsy Collins n’est pas loin…
On commence à s’enjailler sur Take A Chance et la voix de Rick Bailey (chanteur de Delegation, boucle bouclée toussa toussa…) groovy à souhait pas si loin de ce que l’on connaissait du barbu avec Starlight. Puis viens C’est Bon qui marque un certain renouveau avec un son plus électro et ces vocaux qui rentrent en tête dès le début. Si tu captes bien les consignes, tu pars pour 3 minutes de délire (on l’a testé en voiture, au feu rouge vitres baissées y’a de quoi se marrer…) clipé par un de ses réalisateurs que Guillaume sait découvrir.

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We Got That Booty nous remet en place avec le groove de l’homme amoureux de la cape rouge. Ce titre avait d’ailleurs eu le droit à un portage EP avec des remixes dans tous les sens réalisés par des mecs comme Spiller ou un certain Justin Faust de Discotexas (#teasing).  arrive ensuite à Family Business 3D et son vocal totalement mindfuck qui pourrait faire lever notre mention spéciale assez rapidement mais on reste calme.
Le temps d’un interlude avant que The Supermen Lovers ne nous donne son principal objectif : Keep The Funk Alive. Pour sûr qu’il n’échoue pas à sa mission vu ce qu’on retrouve au long de l’album. Olga fait la part belle à ce prénom russophone et nous laisse penser que les russes ne sont pas toutes aussi clichées que le cinéma le laisse penser puis vient Say No More – qu’on avait déjà croisé sur un petit EP du nom de Fantasma Disco – et son clip, lui aussi, réalisé par ses artistes du net. Il fallait bien le citer vu le nombre de références qu’on retrouve dedans ! Bon courage !

Fairy Island arrive doucement avec son beat langoureux qu’une basse vient embrasser. La funk est bel et bien la musique idéal pour faire des bébés après tout et les breaks de ce morceau pourront accompagner une quelconque parade nuptiale (pour le coup, aucun test en voiture n’a été réalisé). On continue notre promenade sur les lignes syncopées de basse avec Impact, un hypnotique Eagle Shadow, un chant gospel du futur du passé avec Electronic Whispers, Let Me Show You qui accompagnait Say No More sur Fantasma Disco (forte recommandation à l’écoute pour tater les remixes de Jupiter ou de A.N.D.Y.). Ce titre sonne à l’ancienne avec un sample travaillé à l’extrême, c’est beau et ça passe tout seul.
Le voyage s’achève sur Working Girl, son doux et calme qui pourrait inviter à se refaire tout l’album ou alors – et c’est notre choix – à s’arrêter là pour comprendre le bail complet.

Au final, BTA est peut être resté plus – et trop – discret par rapport à Starlight mais l’album regorge de pépites et l’on ne pouvait pas passer à côté de ça. Toi qui aimes la funk, le groove, le chef de South Park et les lunettes de Bootsy Collins : écoute le et comprend de quoi il retourne.

Pour finir notre article, si certains se demandent : Pourquoi The Supermen Lovers ? Bah, cliquez ici.

OPN & 10TPW changent les draps.
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Résumé de la semaine :
#1. The Supermen Lovers – Between The Ages
#2. Discotexas – Picnic II