La poésie trash des photos d’Anders Petersen

Anders-Petersen

Noir, blanc et flippant, Anders Petersen a la BNF

À la BNF jusqu’au 2 février prochain, le suédois Anders Petersen présente son oeuvre photographique, l’occasion de revenir sur des clichés emblématiques du personnage, toujours entre érotisme et poésie.

Celui que l’on peut présenter comme l’un des plus grands photographes actuels, Anders Petersen, nous offre le visionnage de 320 de ses photographies à la BNF. Enfin, nous offre, on va quand même payer l’entrée avant, hein. Entre clichés de rue, natures mortes et portraits, on a sous nos yeux un large panorama des capacités du monsieur, et de son esprit « relativement » éclectique (on ne va pas se le cacher). Ce suédois a toujours eu une vision très érotico-trash (au moins tout au temps que ce mot) montrée à travers ses photographies en noir et blanc, et ses presque sept décennies dans le buffet lui ont permis de cultiver un champ photographique désormais colossal. Il faut dire qu’en 50 ans de métier, il y a de quoi faire bien plus qu’une expo.

On retrouve donc ici différents plans pris dans certains de ces lieux qu’il s’aimait à fréquenter, comme le café Lehmitz d’Hambourg (qui n’existe plus). Pendant trois ans, entre 1967 et 1970, ce bar où se mêlaient prostituées, criminels et simples piliers de comptoir fut sa source d’inspiration, une parmi les nombreuses autres qu’il a eu tout au long de sa carrière (on pense également à sa série « Mental Hospital », qui lui avait nécéssité trois ans d’enquête dans un hôpital psychiatrique).

L’univers d’Anders Petersen est tantôt sombre, tantôt glauque, trash et carrément flippant. Mais il pousse à se sentir incroyablement proche des modèles qu’il a choisi. Et c’est aussi dans cette proximité retrouvée que l’on peut parler d’art.

Voici une petite sélection de son oeuvre :

Anders Petersen

Soho

Soho 2011 Prison Petersen Mental Hospital Mental Hospital 1995 Man Gap dog

Frtom Back home 2008

Foot

Bar

Anders-Petersen