All eyes on Eminem – MMLP2.

EMINEM-MMLP2

Welcome back, Eminem.

Le flow ne s’amenuise pas avec l’âge mes amis, loin s’en faut ! Le type à 40 balais et, comme il l’a démontré en août au Parc des Princes, sort aujourd’hui sa nouvelle mixtape « The Marshall Mathers LP 2 ». Il nous avait laissé en 2010, en plein rétablissement (Recovery); il revient désormais a-guéri, en éternel Rap God.

Toujours supervisé par Dre, MMLP2 n’est autre que la suite de « The Marshall Mathers LP », son 3ème album, sorti en 2000 alors baptisé de « plus grand album rap de l’histoire ». 13 ans plus tard ? Un hasard ? Ou une renaissance, si l’on en croit la signification du nombre (chasser l’ancien pour repartir sur de nouvelles bases). En effet, album éponyme pour le rappeur à pseudonyme qui n’en finit pas de nous « perdre dans la musique » (loose yourself in the music).

Moins schizo qu’égotrip , gardant Slim Shady proche, The Marshall Mathers LP 2 nous fait faire un voyage transgenre, apparente gaillardise au niveau instrumental mais les maux sont toujours les mêmes dans les mots. Entres autres, la track « Bad Guy » est la frangine de « Stan », même composition musicale, même histoire contre lui-même et le star-system, une critique du rap-game-new-school dans « Berzerk » et Call Of Duty dans le clip de « Survival » …  Les feat sont surprenants avec Eminem, on passe de Rihanna à Nate Ruess et on arrive à Kendrick Lamar qui se révèle dans « Love Game ». Merci Daddy !

« I’m sorry mama » apparaît comme un leitmotiv; nous on l’excuse car finalement ça nous touche et fait bouger la casquette sur nos têtes. Débit impeccable, samples intelligents et la Dre-touch font de MMLP2 un héritage (Legacy), à l’instar de sa discographie. Définitivement un rappeur hors-norme, Eminem le prouve en crachant 4 mots par secondes dans certains sons et par sa performance, qu’il faut tout de même mettre en lumière, bien qu’elle soit déjà élevée au rang de status-quo.

Paix.