[MODE]Rencontre avec le créateur de la marque La Cie Vantis

Interview du créateur de la Cie Vantis
La Cie Vantis

 

En janvier dernier nous étions présents pour couvrir le Who’s Next à Paris ( Souvenez vous). Déambulant entre les corners à la recherche de la perle rare, nous sommes tombés sur un tout petit stand qui a tout de suite attiré notre attention. Des casquettes 5panels, des bonnets, des t-shirts et sweat-shirts et … des parapluies ! Jusqu’ici rien d’exceptionnel me direz-vous sauf que, ces parapluies là ont une particularité qui fait tout son charme.

Qui parmi vous, les hommes, (les 15-30 ans) a un parapluie ? Honnêtement.
C’est cette réflexion qui a inspiré Farès Hamida, le créateur de la marque. Fabriqués en France et désignés par des graphistes, les parapluies de la Cie Vantis redonnent un coup de jeune à cet objet du quotidien. La marque n’hésite pas à l’inclure dans des collections complètes avec sweats, casquettes et bonnets assortis.

Une idée de génie qui risque de vous réconcilier avec le parapluie. Nous avons posé quelques questions à Farès pour en savoir plus :

 

Five panel - Cie Vantis
5 panel – La Cie Vantis

 

Salut Farès, est-ce que tu peux nous présenter la marque et nous dire comment elle s’est créée ?

J’ai créé la marque en 2011 avec l’idée de la développer autour du parapluie. Le support me semblait intéressant et original pour les graphistes qui pourraient s’exprimer dessus et il y avait peu de marques qui en faisaient. J’ai une formation de designer chaussure de métier et je m’en suis donc servi pour redessiner le côté design du parapluie. Que ce soit le manche ou la poignée.
Pour le nom de la marque, il vient de l’expression « se vanter », avoir une posture et se la péter pour donner un côté un peu plus fun.

Tu peux nous parler de ce que tu présentes sur le salon who’s next de ce début d’année ? Il y a des parapluies, mais aussi d’autres produits.

Oui, on est partis de l’idée du parapluie et des designs qu’on avait développés pour les décliner sur d’autres produits. Le but était d’obtenir un tout cohérent, mais aussi et surtout de qualité.
On a voulu éviter le produit cheap « made in china », la gamme s’est développée autour du moyen / haut de gamme, mais on a également créé une gamme dite de luxe avec des produits un peu plus classiques.
Par la suite, on a fait des bonnets et nous sommes partis sur des casquettes pour diversifier l’activité et coller à toutes les saisons avec les produits de la marque. En plus, la casquette est un gros support graphique, il y a beaucoup de possibilités sur ce support. Tout comme pour nos parapluies, on recherche des produits de qualité et on a donc fait appel à un chapelier portugais qui a su apporter son expérience et son savoir-faire dans la création de nos modèles. Mais, l’ensemble des matières, des tissus sur lesquels il travaille sont fabriqués en France. On a aussi développé des pulls reprenant les graphismes qu’on pouvait trouver sur les parapluies ou les casquettes pour donner un ensemble « de protection » complet et cohérent.

 

La Cie Vantis x SixPack France
La Cie Vantis x SixPack France

 

La marque a un an et vous lancez déjà une collaboration avec SIXPACK, comment s’est passée la rencontre et la création de cette collection ?

Sixpack est connue pour faire de nombreuses collaborations et rechercher de nouvelles possibilités. On était en contact sur Facebook, et le support les a intéressés pour faire une collection ensemble. L’idée de cette collection a été de développer un ensemble complet : parapluie – pull – casquette. Eux s’occupent du côté textile et Vantis s’occupe du développement des parapluies. La gamme sortira pour l’hiver 2013 en série limitée. On a prévu de réaliser 300 parapluies pour l’occasion. Cette collection se fait donc avec Vantis et Sixpack et c’est le graphiste Raphaël Garnier qui s’est occupé de créer tout le côté visuel lié à ses créations.

Première année au WSN pour toi, j’imagine que c’est une belle occasion de présenter tes produits et que tu n’as pas trop de concurrence à ce niveau-là.

J’ai déjà fait le salon au Mr. Brown (zone du salon réservée aux accessoires ndlr), mais je n’aurais pas pu y vendre de produits textiles. Et je ne voulais pas faire que de la vente de parapluies, j’avais dans l’idée de cibler les jeunes et donc de développer le parapluie comme un accessoire avec lequel ils pourraient sortir. Je voulais créer un vrai côté tendance et actuel auquel cette tranche d’âge pourrait s’identifier. Actuellement, les jeunes n’achètent pas de parapluies parce qu’ils n’en trouvent pas qui correspondent à leurs goûts ou qu’il n’y en a pas dans les magasins qu’ils fréquentent. C’est vraiment dans cette optique que la marque s’est créée, après, on pourra toujours développer des collaborations avec des shops pour réaliser des produits exclusifs. Il y a d’autres marques présentes qui font des parapluies, mais il n’y a pas le côté graphique qu’on a développé. On reste dans des produits assez classiques. L’idée de la marque reste de développer un graphisme fort et un ensemble complet le reprenant, c’est ce qui fait la marque et on est très peu à proposer ce type de produits sur le salon. Pour notre premier salon, on est assez contents puisqu’on a vendu la moitié de notre collection. Le parapluie reste un achat rapide, les gens en cherchent des pas chers parce qu’ils ont peur de le perdre et même sur le net on a du mal à montrer la qualité globale de nos produits et le fait que l’on propose des choses différentes. Le salon, c’est une démarche de notre part pour montrer aux gens comment les produits sont réellement et de nous faire connaître. On espère avec ça pouvoir trouver de nouveaux points de vente qui verront grossir les 20 qu’on a déjà aujourd’hui en France et en Belgique ainsi qu’au Japon où on a un distributeur qui fonctionne bien.

 

La suite de l’article chez The Chemistry