Big L – Lifestyle Ov Da Poor And Dangerous

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Big L – Lifestyle Ov Da Poor And Dangerous

 

Le 15 février 1999, Lamont Coleman a.k.a Big L tombe sur le pavé de la 139th West et Lenox Avenue, abattu de 9 balles dans le corps. Jour amer pour le Hip-Hop qui voit  tragiquement disparaître une de ses figures majeures.

Alors qu’il allait signer chez Roca-Fella Records, Le rappeur laisse derrière lui deux albums : «Big Picture», album qu’il a enregistré en studio mais qui n’est apparu dans les bacs qu’un an après sa sortie et «Lifestyle Ov Da Poor And Dangerous», toujours considéré comme son œuvre majeure et qui est restée et restera à jamais dans la mémoire collective. Donc, bien que l’on aurait aimé que Big L encaisse aussi bien les bastos que Curtis Jackson, cela fait désormais 14 ans que l’icône s’est éteinte. C’est pourquoi nous nous devions à cette occasion revenir sur  sa Chapelle Sixtine, dans laquelle tout aficionado de Hip-Hop aime à se recueillir. Entrons dès maintenant dans le temple sacré du «Devil’s son»

L’album «Lifestyle Ov Da Poor And Dangerous » sort en 1994 et est paradoxalement accueilli de deux façons distinctes. Il fut applaudi largement par la critique notamment par le magazine «The Source» qui lui décerna l’excellente note de quatre « mics ». La sphère underground reconnut déjà l’album comme un classique du rap east coast. Malgré cela, en ce qui concerne un plus large public, l’accueil fut plus mitigé. On lui rapprocha ce côté trop hardcore, trop ancré dans les productions «Made In Harlem» de l’époque. Il s’est seulement classé à la 149e place du Billboard 200 et à la 22e place du Top R&B/Hip-Hop Albums. On ne parle pas d’une entrée fracassante dans les charts.
Voilà pour les chiffres, mais soyons un peu sérieux, même si il ne connu pas le même succès que des albums tel que «Illmatic» de Nas ou «Ready to Die» de B.I.G, il est incontestable qu’il à marqué de son empreinte le rap East-Coast … Pardon, le rap … Non, la musique … Enfin notre vie quoi.

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