Justin Martin x Eats Everything – Feather Fight

Justin Martin x Eats Everything

Artiste : Justin Martin x Eats Everything
Album : Feather Fight Ep
Label : Hypercolour
Date de sortie : 11 Février 2013
Disponible sur : Beatport

Du gros nom en veux-tu, en voilà ! Justin Martin, Eats Everything, deux mecs à qui aucun label ne ferme la porte. Claude VonStroke et son institution Dirtybird n’a pas fait exception, c’est chez lui que Justin Martin a signé l’année dernière son excellent LP « Ghettos & Gardens » ainsi que ses deux volumes de remixs. C’est d’ailleurs dans le volume 2 que le couple Justin Martin / Eats Everything a fait un premier coup d’éclat au travers du remix de Ruff Stuff. Autant vous dire qu’il a été facile pour eux d’annoncer une collab’ sur Hypercolour… Certains aimeraient pouvoir en dire autant ! 

L’EP en question se nomme donc Feather Fight, un deux titre sans remix célébrant la 28ème sortie d’Hypercolour le 11 février dernier. On aurait pu se demander ce qu’allait donner une collaboration sur ce genre de format : deux titres originaux ; sachant que l’exercice est quand même bien différent de celui du remix. Mais en écoutant l’EP la réponse semblait couler de source, à la question « que va donner l’alliance d’un féru de house avec un maître de pure bass ? » la réponse est : un mélange entre les deux univers, ni plus, ni moins ! Et c’est peut-être là que le bas blesse, car même si l’exercice est réussit avec brio, certains resteront peut être sur le carreau trouvant des choses à redire à cet EP.

Justin Martin x Eats Everything

Personnellement c’est le morceau éponyme qui m’a le plus travaillé. C’est principalement due à son format, un morceau de plus de 200 mesures dont il faut attendre la fin des 80 premières pour entrapercevoir le morceau dans sa globalité. 80 mesures d’attente sur un rythme que je vais imputer à Eats Everything, n’ayant jamais été déçu ni des teintes ni de la structure rythmique de Justin Martin. Un rythme qui cependant remplit très bien sa fonction : te faire chier, et oui je dis ça très sérieusement. 80 mesures de ce rythme pour enfin accéder au drop tant attendu, un drop qu’il a fallu mettre en valeur, valorisation qui passe par le contraste créé grâce à une montée exaspérante. En somme plus tu fais attendre les gens sur une montée bien monotone, bien longue, qui à un gros dénivelé de fréquences entre le début et la fin, plus ton drop est mis en valeur. 

Cependant ça n’enlève rien à la qualité de son drop, qui est vraiment appréciable objectivement. Dévoilant à la 96ème mesure l’intégralité de leur travail, entre une belle palette de synthés où on peut retrouver la patte des deux artistes aussi bien dans la nature que dans le traitement appliqué, ainsi qu’un joli vocal bien intégré. Bref y’a de forte chance que vous l’entendiez ce week end si l’envie vous prends de sortir ! 

Le deuxième morceau frôle presque le sans faute à mes oreilles, un format encore une fois bien long, on tape presque les 8 minutes, mais le dosage me semble plus équilibré. L’introduction instaure une atmosphère très profonde voire atemporel, laisser tourner un 16 pendant des heures ne serait pas dérangeant. Succède à cet introduction qui mêlait bassline, strings et vocal féminin, un drop qui réveillera votre âme de bootyshaker. Ou pas. Mais une chose est sûre, si ce son ne te fait pas vibrer, pense à t’acheter un sub. La deuxième partie du son suit une construction standard, s’en suit donc break, montée et drop 2 qui rajoute des cowbells par rapport au premier.


En somme un EP 2 titres de qualité, qui vous fera bouger, aussi bien chez vous qu’en club, mais on est pas encore dans « l’EP de l’année ». Mais bon, certains disent que ce n’était que le premier EP d’une longue liste…

Justin Martin : Facebook / Twitter  / Soundcloud
Eats Everything: Facebook / Soundcloud
Hypercolour : Facebook / Twitter / Soundcloud / Website