Malgré les années et la concurrence, le titre de Rocksteady n’a rien perdu de sa puissance. Même les jeux récents peinent à capturer ce que ce chef-d’œuvre a su offrir en 2015.
Le chevalier noir indétrônable, dix ans après
Batman : Arkham Knight, c’est ce genre de jeu qui, malgré ses défauts, continue de marquer. Sorti le 23 juin 2015, il était censé clore une trilogie déjà culte amorcée avec Arkham Asylum et sublimée par Arkham City. Et si certains le considèrent comme le maillon faible de la trilogie, force est de constater qu’il reste aujourd’hui l’un des meilleurs jeux de super-héros jamais créés.
Pourquoi ? Parce qu’il incarne Batman. Pas seulement dans sa puissance, mais aussi dans ses failles, son désespoir, sa complexité. Et Rocksteady, le studio derrière la série, l’a compris comme personne.

Dès les premières minutes, Arkham Knight nous immerge dans une Gotham sombre, menaçante, magnifiquement réalisée, même pour les standards de 2025. La ville, immense, grouille de détails, de criminels errants, de menaces constantes. Elle respire le chaos.
L’Épouvantail, de retour après Arkham Asylum, libère une nouvelle version de sa toxine de la peur. Barbara Gordon est enlevée. Le Joker… n’a pas totalement disparu. Et un nouvel ennemi, le mystérieux Chevalier d’Arkham, vient troubler l’équilibre. Les enjeux sont élevés, et Batman n’a jamais semblé aussi vulnérable.
La Batmobile : fantasme ou fausse bonne idée ?
Impossible d’évoquer Arkham Knight sans parler de la Batmobile. Attendue par les fans depuis les débuts de la série, elle devient ici un personnage à part entière.

Lorsqu’il s’agit de poursuivre des véhicules, de résoudre certaines énigmes ou de traverser Gotham à toute vitesse, l’engin fait le job. L’immersion est totale, les sensations grisantes.
Mais tout n’est pas parfait :
- Les phases de combat en mode tank deviennent vite répétitives.
- Les objectifs liés à la milice tirent en longueur.
- La Batmobile finit même par casser le rythme d’un jeu pourtant maîtrisé dans bien d’autres domaines.
Là où Rocksteady n’a jamais flanché, c’est sur le système Free Flow Combat. Fluide, brutal, précis, il n’a toujours pas d’équivalent.
Les contres s’enchaînent avec une facilité déconcertante, les finishers claquent, les combos explosent. C’est un ballet de violence parfaitement chorégraphié.
Le petit plus dans Batman : Arkham Knight ? Le Dual Play. Pouvoir incarner Robin, Nightwing ou Catwoman aux côtés de Batman, et enchaîner des éliminations synchronisées, c’est un pur plaisir. Dommage que ces séquences soient trop peu nombreuses dans la trame principale.
Une furtivité plus fine que jamais
Batman reste un prédateur de l’ombre, et le jeu le prouve encore. Rocksteady a affiné les mécaniques de discrétion :
- Le synthétiseur vocal permet d’imiter certaines voix pour piéger les ennemis.
- Les environnements sont variés et bien pensés.
- Les takedowns restent jouissifs et stratégiques.
L’intelligence des ennemis a beau ne pas révolutionner l’ensemble, l’expérience reste intense et satisfaisante.
Les missions secondaires ? Un vrai trésor 💎
Certes, certaines tâches de nettoyage de Gotham sont répétitives. Mais les missions Most Wanted, elles, valent largement le détour. Elles permettent de :
- Traquer des ennemis cultes comme Man-Bat, Firefly ou Deathstroke.
- Résoudre l’intrigante enquête de The Perfect Crime.
- Explorer la psyché d’un Batman troublé.
Même les énigmes du Riddler, souvent critiquées, offrent un bon équilibre entre défi et récompense. Et oui, elles forcent parfois à ressortir la Batmobile… mais dans un cadre plus fun et arcade.

Glisser de toit en toit, enchaîner grappins et plongées… Le gameplay aérien de Batman reste incroyablement fluide et addictif.
C’est aussi ce qui rend l’utilisation forcée de la Batmobile un peu frustrante : les déplacements à pied ou en planant sont tout simplement meilleurs.
Une histoire forte, mais pas sans failles
Le récit principal, bien que globalement solide, souffre de quelques trous d’air. Le personnage du Chevalier d’Arkham, en particulier, déçoit. On espérait une vraie confrontation, une montée en puissance… mais les confrontations sont trop mécaniques, voire décevantes.
En revanche, l’arc du Joker, même posthume, est brillamment géré. Sa présence mentale dans l’esprit de Batman est un coup de maître narratif, renforçant le doute, la paranoïa, et cette sensation que le Chevalier Noir pourrait enfin tomber.
Le DLC : du bon… et du très oubliable
Malheureusement, le contenu additionnel n’a pas toujours été à la hauteur :
- Le Red Hood Story Pack ? Trop court.
- L’histoire de Batgirl ? Intéressante, mais trop buggée à sa sortie.
- Les missions de Harley Quinn ou Catwoman ? Sympathiques, mais anecdotiques.
Seule la Saison de l’Infamie relève le niveau avec de vraies missions scénarisées autour de Mr. Freeze, Killer Croc ou le Chapelier Fou.
Un lancement PC désastreux… mais une leçon d’humilité 💻
Il faut aussi se souvenir du lancement catastrophique sur PC. Bugs, ralentissements, plantages… Warner Bros. a même retiré le jeu de la vente temporairement. Une décision rare, qui a entaché durablement la réputation du titre sur cette plateforme.
Heureusement, après de nombreux patchs, la version PC est devenue stable, même si elle n’a jamais retrouvé complètement la confiance des joueurs.

En 2025, difficile de ne pas jeter un œil aux jeux récents. Gotham Knights ? Décevant. Suicide Squad: Kill the Justice League ? Une mécanique de jeu-service trop générique.
Aucun d’eux ne parvient à recréer l’équilibre unique entre narration, gameplay et atmosphère qu’a offert Batman : Arkham Knight.
Le titre de Rocksteady continue d’inspirer… et de faire regretter que le studio n’ait pas poursuivi sur cette voie. On peut toujours espérer un retour avec un futur jeu Batman digne de ce nom, mais rien ne semble encore à l’horizon.
Dix ans plus tard, un classique indéboulonnable 🔥
Oui, Batman : Arkham Knight a ses défauts. Il est parfois trop ambitieux pour son propre bien. Il propose une fin frustrante à débloquer à 100 %. Il abuse de sa Batmobile.
Mais il reste l’un des meilleurs jeux de super-héros jamais créés, un modèle que beaucoup essaient d’imiter sans y parvenir.
En 2025, il continue d’être recommandé, apprécié, et redécouvert par de nouveaux joueurs.
Et franchement, pouvoir incarner Batman dans un jeu aussi bien réalisé, aussi dense, aussi passionné, c’est quelque chose qui ne vieillit jamais.
Longue vie au Chevalier Noir. !

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