Le retour tant attendu de la saga culte prend un virage inattendu avec Mario Kart World, lancé en même temps que la Switch 2. Présenté comme une véritable révolution de la série, ce nouvel opus promettait un monde ouvert tentaculaire et une liberté inédite. Mais après quelques heures de jeu, le mode Free Roam, censé incarner cette nouveauté, laisse un goût d’inachevé.
Mario Kart World : une tentative d’évolution après un succès colossal
Difficile de succéder à Mario Kart 8 : Deluxe, titre le plus vendu de l’histoire des jeux de course avec plus de 68 millions d’exemplaires écoulés. Nintendo devait aller au-delà des simples pistes supplémentaires ou d’un Mario Kart 9 traditionnel. D’où l’idée ambitieuse d’introduire un monde ouvert.
Mario Kart World marque ainsi la première nouvelle entrée majeure dans la franchise depuis plus d’une décennie. Mais si les attentes étaient grandes, surtout après une campagne marketing centrée sur la liberté et l’exploration, la réalité est bien plus nuancée.
Un mode Free Roam… bien caché
Étrangement, le mode Free Roam n’apparaît même pas dans le menu principal. Pour l’activer, il faut appuyer sur le bouton + dans le menu d’accueil, ce qui déclenche une transition fluide vers l’exploration. C’est original, mais cela trahit aussi sa place secondaire dans l’expérience globale.
La carte de jeu, truffée de paysages variés, plages tropicales, montagnes enneigées, déserts brûlants est connectée aux 32 circuits du jeu, créant un hub géant. Ajoutez à cela une météo dynamique et un cycle jour-nuit, et l’ensemble impressionne techniquement. Mais cette vaste map est paradoxalement vide d’activités engageantes.
Des défis secondaires vite oubliés

L’un des rares éléments d’interaction dans ce mode, ce sont les défis P-Switch, un clin d’œil aux plateformes Super Mario. On en compte près de 400, disséminés un peu partout.
Chaque défi dure entre 15 et 30 secondes, avec des objectifs répétitifs : collecter des pièces ou franchir des checkpoints dans un temps limité. C’est fun au début, mais la lassitude s’installe rapidement. D’autant plus que leurs emplacements ne sont pas sauvegardés sur la carte, un vrai cauchemar pour les joueurs complétistes.
Autre élément à collecter : les 200 Peach Medallions, cachées dans des coins exigeant parfois des techniques avancées (grind sur rails, conduite sur murs). Malheureusement, les récompenses des autocollants pour votre kart sont décevantes.
Une carte belle, mais creuse

Malgré sa taille et sa diversité, la carte donne une sensation de vide. Contrairement à un jeu comme Forza Horizon, où chaque carrefour réserve une surprise, ici tout semble figé.
Certes, vous croiserez un peu de trafic, quelques personnages non-jouables roulant tranquillement… mais aucune interaction possible. Pas de courses spontanées, pas de secrets à dénicher, pas d’événements dynamiques. Tout ce que propose la carte est accessible ailleurs dans le jeu.
Même les costumes débloqués en collectant des aliments dans les restaurants ne sont pas exclusifs au Free Roam, ce qui réduit encore son intérêt.
Pour comparer avec une référence en la matière, consultez les fonctionnalités du mode exploration de Forza Horizon 5 sur le site officiel de Xbox 🎮.
Des modes classiques bien plus solides
Là où Mario Kart World brille vraiment, c’est dans ses modes de course principaux :
🏁 Grand Prix : une formule revisitée
On retrouve les classiques trophées Champignon, Fleur et Étoile, avec en bonus la légendaire Route Arc-en-ciel. Mais désormais, les circuits sont liés entre eux, donnant l’impression d’une course continue entre autoroutes, forêts et villes.
Les nouvelles pistes sont de vraies réussites :
- DK Spaceport et son Donkey Kong géant lanceur de tonneaux
- Le retour de Wario’s Stadium et Moo Moo Meadows, modernisés mais fidèles à leurs origines
🔥 Knockout Tour : un chaos maîtrisé
Ce mode éliminatoire injecte une bonne dose de tension : tous les X checkpoints, le dernier est éliminé. Simple, mais incroyablement efficace. Pourquoi n’était-ce pas là plus tôt ?
Le Free Roam, une belle vitrine sans gameplay
Paradoxalement, le mode Free Roam fonctionne mieux comme outil contemplatif qu’en tant qu’activité de jeu.


📸 Le mode photo permet de capturer des paysages magnifiques. Les plus jeunes s’amuseront à conduire sans stress en écran partagé, à grimper sur un train en marche ou à foncer dans le trafic. C’est marrant, mais superficiel.
L’idée de prendre le contrôle d’un camion, façon Showtime dans Burnout Paradise, est amusante — mais là encore, trop rare et pas assez développé.
Un potentiel inexploité
Difficile de ne pas penser à ce qu’aurait pu être ce monde ouvert. Une campagne avec des missions scénarisées, des quêtes secondaires originales, des rivalités entre personnages… Les ingrédients sont là, mais la recette est incomplète.
Free Roam donne l’impression d’avoir été greffé tardivement, comme une démo technologique qui ne trouve pas sa place dans l’expérience Mario Kart.
Verdict : une distraction sympathique, rien de plus
Mario Kart World reste un jeu de course excellent grâce à ses circuits variés et ses nouveaux modes dynamiques. Mais en ce qui concerne le mode Free Roam, on est loin de la révolution annoncée.
C’est un bonus plaisant à petite dose, une sorte de terrain de jeu libre pour se détendre. Mais ceux qui espéraient un Forza Horizon version Nintendo devront revoir leurs attentes.
Si l’avenir de Mario Kart passe vraiment par le monde ouvert, il faudra que Nintendo ose aller plus loin. Beaucoup plus loin.

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