Pourquoi on tombe tous dans le piège de l’apéro ?

Apéro = satan

aperos

Le réveil sonne pour la 5ème fois, on est mercredi, tu travailles dans 25 minutes et ta gorge est tellement serrée que tu ne sais pas si tu préfères boire de l’eau ou juste mourrir étouffé, là, maintenant. Tu te demandes, comment t’as fait pour en arriver là et après quelques minutes de réflexion, ça te frappe en pleine gueule : tu as été victime de ce putain apéro. Ce satané « petit verre » à la fin de ta journée de taf qui se transforme rapidement en orgie alcoolisée où se mélangent bières, vin, shots et tranches de saucisson trop salées. Pour l’apéro du samedi où tu te démontes la gueule, on peut pas dire qu’il te prenne par surprise, tu sais très bien pourquoi t’es là, donc vient pas pleurer dimanche. Restons à l’apéro + gueule de bois surprise du milieu de semaine.

Attention, la force de frappe de l’apéro surprise n’est pas à prendre à la légère. Les dégâts sont multiples. Le porte monnaie en prend un coup, ton haleine aussi, ta productivité au boulot et tu subis toute la journée cet état de mort imminente. Pourtant, à chaque fois, quand tu vas prendre un petit apéro, tu te dis « Je prends qu’un ou deux verres, tranquille, et après je rentre. Demain j’ai plein de choses à faire » – AH AH AH AH. Le problème, c’est que quand tu te dis ça, tu y penses à 97% et qu’au cours de la soirée, l’apéro va réduire cette motivation à néant.

Mais pourquoi on tombe tous dans le panneau  ?

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Expert certifié en apérophilie, j’ai subit ce rapport de force durant de nombreuses années. À chaque fois, c’était la même chose. Pour y remédier, je me donnais même des « handicaps«  pour me forcer à partir au bout d’une certaine heure. Il m’arrivait de ne prendre que du liquide sur moi, de mettre des chaussures peu confortables pour pas finir en boite ou de ne commander que des demis pour éviter de trop dépenser et de trop boire. Le problème, c’est qu’en général, même si tu évites les coups fatals de l’apéro, tes amis n’ont pas tous cette « chance ». La bromance guidant ta vie, tu t’es senti obligé de continuer à suivre, tant pis pour les ampoules au pied.

Car finalement, on tombe dans le panneau de l’apéro parce-que les autres le font aussi. On rentre dans la spirale du plus rien à foutre et on a plus envie de recommander une tournée que de se manger une soupe devant spécial investigation. En fait, l’apéro surprise c’est une claque de bonheur inattendue que tu veux pas lâcher, du coup, logiquement, tu restes et après, le lendemain, c’est le revers. Et là, c‘est triste. La prochaine fois tu y réfléchiras à deux fois… Mais d’abord, on va boire un petit verre ? Un seul !