Deborah de Robertis éveille les consciences en projetant une vidéo depuis son sexe

Ma chatte, mon copyright

L’artiste franco-luxembourgeoise Deborah de Robertis agite le monde de l’art avec ses performances qui interrogent la place des femmes dans l’histoire de l’art.

Deborah de Robertis

La performeuse féministe commença à attirer l’attention médiatique en 2014 lorsqu’elle s’assit par terre cuisses écartées et vulve apparente devant l’œuvre de Courbet, L’Origine du monde. Puis d’autres performances dénudées s’enchainèrent au musée d’Orsay, à la Maison Européenne de la Photographie, au musée Guimet et au musée des Arts Décoratifs. Jugée à maintes reprises pour exhibition sexuelle, comme dernièrement pour sa performance au Musée du Louvre devant La Joconde, elle a toujours été relaxée par le tribunal jugeant ses happenings comme un acte militant et artistique.

Deborah de Robertis Deborah de Robertis

Loin de la refroidir, Deborah de Robertis a récemment obtenu carte blanche au musée de la ville de Gent. Souvent appelée pour ses simples performances et moins pour ses travaux vidéos, elle a néanmoins imposé son point de vue en projetant son film « Ma chatte, mon copyright » depuis son sexe. Avec ce dispositif agrémenté d’un détournement de la phrase des Guerilla Girls « Do women have to be naked to get into the Museum ? » en « Do I have to show my pussy to show my movie ? », Deborah de Robertis éveille les consciences sur le système hiérarchique du monde de l’art et renverse les rapports de force entre le pouvoir des institutions et les artistes femmes. « Ouvrir mon sexe, c’est ouvrir ma bouche, en ouvrant mon vagin je laisse parler mon travail » écrit-elle dans son communiqué. Déborah de Robertis et son indéniable engagement continueront à secouer la sphère médiatique et artistique.

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