Le street artiste Nafir survit en Iran

Une désobéissance civile artistique à Téhéran

 

Exerçant depuis 2008 sur les murs de Téhéran, Nafir (la voix assourdissante en persan) est l’un des artistes les plus engagés de la capitale iranienne. Dénonçant aussi bien les réseau sociaux que Donal Trump, Nafir travaille de jour et revêt sa seconde identité la nuit en toute illégalité. Après minuit, il arpente les coins discrets de Téhéran et préfère éviter les grands axes. En effet, l’art urbain existe en Iran, mais seulement si les œuvres ne vont pas à l’encontre de la propagande du régime.

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Sur 500 œuvres réalisées à Téhéran, seule une ou deux subsistent par miracle, tandis que les autres disparaissent au bout de quelques heures. Nafir espère au moins avoir éveillé ne serais-ce qu’une seule conscience ou stimulé une réflexion intense. En attendant, il continue son combat de tous les instants et espère un jour ne plus devoir survivre pour sa liberté d’expression.

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Plus d’informations : Facebook Nafir