“Iran, année 38”: Panorama de l’histoire du pays depuis 1979

Un Iran secoué par la révolution

Cette année, les Rencontres d’Arles (du 3 juillet au 24 septembre) sont l’occasion de plonger dans l’Iran d’après la révolution. Une exhibition regroupe en effet les travaux de 62 artistes, photographes et cinéastes iraniens et étrangers. Chacun d’eux interrogent la réalité du pays et offrent un panorama de l’histoire de l’Iran depuis 1979.

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(Près de la frontière irakienne, des habitants rendent hommage aux victimes de la guerre)

Pour l’Iran, la seconde moitié du XXe siècle est une période trouble. En l’espace de quelques décennies, ce pays empreint d’une richesse culturelle sans pareille passe d’une dynastie séculaire à une monarchie auto-proclamée puis à une république islamique, suite au soulèvement de 1979.

Depuis cette période agitée, de nombreux photographes ont émergé. Qu’ils soient iraniens comme les photojournalistes Abbas et Reza, tous deux ayant travaillé dans leur pays avant de connaître l’exil. Ou étranger comme Gilles Peress et tant d’autres venus photographier les transformations historiques et sociales du pays après la révolution.

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(Réouverture de l’université de Téhéran, 1979)

 

 

 

Cette année, aux Rencontres d’Arles, la photographe iranienne et membre du groupe Magnum photo, Newsha Tavakolian, a collaboré avec la galeriste téhéranaise Anahita Ghabaian pour proposer une rétrospective de la photographie contemporaine iranienne depuis 1979. L’exhibition, intitulée “Iran, année 38”, pour marquer les 38 ans de la révolution reprend les clichés de leur livre éponyme. Loin des stéréotypes, ces photos s’intéressent à la vie privée et intime du peuple iranien tout en abordant son identité individuelle et collective.

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Pour les organisatrices de l’exhibition, Anahita Ghabaian et Newsha Tavakolian, ce n’est pas un hasard si l’Iran compte autant de photographes. “Lorsque les iraniens veulent exprimer quelque chose, ils utilisent les outils que l’histoire met à leur disposition.” Si autrefois ils utilisaient la poésie, aujourd’hui, c’est la photographie. Le mélange des deux donne ce que Newsha Tavakolian appelle la “poésie visuelle”.

Au total, ce sont les travaux de 62 artistes qui sont exposés. Mais au delà des grands photographes reconnus depuis plusieurs années, de jeunes artistes nés après 1979 sont également mis en avant. Après tout ils sont les authentiques enfants de la révolution.

Voici un aperçu des clichés visibles à l’exhibition ainsi que dans le livre du même nom.

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(Mariage dans les vestiges de la guerre Iran/Irak)
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Plus d’informations : Rencontres d’Arles