Get out, le film d’horreur qui secoue l’Amérique

Get Out, un premier long-métrage d’épouvante sur fond de racisme

Un petit film indépendant flirte actuellement avec les sommets du box office américain. Avec un budget initial de 4,3 millions de dollars, et des recettes pharaoniques culminant à 140 millions, le film bat tous les records, et récolte même l’incroyable moyenne de 99% sur le site Rotten Tomatoes.

Produit par Jason Blum (Paranormal Activity, Split), le film n’est pourtant qu’une petite production aux acteurs presque inconnus, repérés dans des séries (Girls, Black Mirror, Skins). Le réalisateur Jordan Peele, membre d’un duo comique, frappe fort avec son premier film, repéré au Sundance festival. Présenté comme un film d’horreur et politique, le film résonne dans l’Amérique de Trump et témoigne des tensions raciales encore d’actualité.

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Dans Get Out, on suit Chris, jeune photographe afro-américain en couple avec une blanche, Rose, rendant visite pour la première fois à sa belle famille. Dans ce presque huis clos d’une résidence huppée, la belle apparence va peu à peu s’écailler et plonger dans la folie d’une fascination pour la couleur de peau de Chris. Telle une image d’Epinal, les personnalités s’affirment pour le meilleur ou le pire. La mère de bonne famille est une hypnotiseuse manipulatrice, le père vote Obama mais se révèle mesquin. Enfin les deux servants noirs travaillent sans relâche, mais toujours munis de sourires exagérés.

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Le film réussit à diluer horreur et humour avec brio et coud un malaise grandissant autour du personnage principal. Cauchemar ou réalité, politesse ou racisme ? A découvrir dans les salles obscures dès le 3 mai.

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